
Mor bihan
( Morbihan )

Baud: Soleil d'été...
Morbihan

- Français: Morbihan
- Brezhoneg: Mor Bihan
( Breton )
- Population: 716 182
Gentilé: Morbihannais
- Superficie: 6 823,00 km²
Densité: 104.97 /km²
- Latitude: 47°39'26" N
Longitude: 2°45'3" W
- Latitude: 47.657291" N
Longitude: -2.750822

⌘ Morbihan: Étymologies et toponymes
⟾ Le département
Le département du Morbihan doit son nom au golfe du Morbihan ; c'est d'ailleurs le seul département de France a ne pas porter un nom en français ; le nom du département signifiant Petite Mer. Comme l'immense majorité des départements de France, il est né le 4 mars 1790 du décret du 22 décembre 1789.
⟾ Les langues locales: Le Breton et le Gallo
Les langues parlées dans le département étaient le Breton - langue celtique d'une immense richesse, et le Gallo - la langue gallèse dérivant du latin. Longtemps combattues par la République, ces langues ont beaucoup perdues de leurs locuteurs et sont largement supplantées par le Français. Il existe néanmoins un fort courant celtisant et Gallésant ; de nombreux jeunes se sont remis à apprendre et parler ces langues. Le succès des écoles bretonnes bilingues, dont les écoles Diwan en sont la partie la plus voyante et le plus beau témoignage. La prise de conscience de certains hommes politiques bretons, l'aide de la Région et du Département sont des soutiens indispensables à cette reconquête linguistique.
◎ Toponymes communaux
- Allaire - Alaer
Allaire, Alaer en breton, proviendrait de Hilaire, patronyme de la région. Une chapelle disparue et dédiée à Saint Hilaire semble corroborer la thèse. Alarius, patronyme romain, est autre hypothèse. Une terre possédée par un certain Alarius, christianisé en Hilaire pour quelques commodités d'implantation n'est pas à exclure.
Allaire apparaît en 878 sous la forme de Alair, puis Halaer au XI° ; Aler en 1387 ; Allair en 1516 avant de prendre forme définitive. - Ambon - Ambon
Ambon, idem en breton, est cité dès 832 dans le Cartulaire de Redon sous la forme Ambon Insula, rappelant que ce lieu était probablement île permanente ou temporaire.
Ambon proviendrait du celtique Ambo signifiant gué. - Arradon - Aradon
Arradon, en breton Aradon, pose de nombreux problèmes aux étymologistes.
Pour certains, ce nom dériverait de Ar Raden, signifiant la fougère, comme pour Radenac
Pour d'autres, ce toponyme proviendrait de Are-Dun, signifiant devant la forteresse. Les questions restent encore ouvertes... - Arzal - Arzhal
Arzal, en breton Arzhal, permet deux hypothèses.
Soit Arzh-al provenant de Arzh, an Arzh, substantif masculin pour désigner un ours.
Soit un dérivé du mot Harz, an Harz, nom masculin, désignant la limite, la frontière, la borne ; cette hypothèse garde nos préférences...
Plusieurs formes anciennes nous sont dévoilées au cours des siècles. La forme la plus ancienne connue dans les écrits se retrouve dans le Cartulaire de Redon avec un Arsal en 1134. L'année 1330 nous dévoielra un Harsal. Ce toponyme restera très stable au cours des siècles avec des Arsal ou Arzal ; signalons un Aysal en 1630. - Arzon - Arzon-Rewizh
Arzon, en breton Arzhon-Rewiz, apparaît dans le cartulaire de Redon en 836 sous la forme Ardon et nous le retrouvons dans avec certitude dans ce passage: Plebicula ardon in rouuis sita in prouinciam uuarochiae juxtamare - la petite paroisse d'Arzon en Rhuys située en la province de Waroch (ou Bro-Ereg ) près de la mer.
Un aisé premier jet ferait rapprocher ce toponyme de Are dunum - devant le fort en considérant Tumiac ou le petit mont comme des forts mais le mot dun a dérivé en Din (e) dans toutes les langues brittoniques... - Augan - Algam
Augan, en breton Algam, semble provenir de Kamm signifiant tordu ou courbe, courbé en vieux-breton ; ce mot est toujours utilisé en breton contemporain et se retrouve aussi dans d'autres toponymes.
Augan est signalé en 833 dans le Cartulaire de l'Abbaye de Redon avec un Plebs condita Algam.
Nous retrouvons ce toponyme sous les formes Algam en 833, Alcam en 835 puis 867, Algan en 1179, Augon en 1330, Augam en 1466, Oguan en 1633 - Auray - An Alre
Auray, en breton An Alre, semble provenir du latin Aula Régia - cours royale ; celà paraissant être confirmé par le toponyme breton. D'autres auteurs voudraient y voir le nom d'Erius. Pour l'instant, aucune hypothèse n'étant concluante, ce toponyme reste d'opaque signification et Auray peut être rapproché de l'hydronyme Alré, Alresford, Hamptshire.
Dom Morice signale un Castrum Alrae en l'an 1069 que nosu retrouvons en 1081 avec un Alrae que nous verrons avec un castrum Alrae en 1082. D'autres formes anciennes nous sont connues et nous voyons un Alrae en 1168, Alrium dans les archives de l'Abbaye de lanvaux en 1241, Elrayum dans le cartulaire de l'Abbaye de la Joie en 1280, Auray en 1282, Alrium, foralicium en 1377, Alroy dans les archives de la chartreuse d'Auray en 1383. - Baden - Baden
Baden, en breton Baden, reste sans explication.
La plus ancienne graphie connue - en 1267 - est un Baden que nous retrouvons en l'an 1430, 1304 et 1387 dans les archives du chapitre de Vannes. Il faut attendre l'année 1430 pour découvrir un Badan concomitant d'un autre Baden.
Hervé Abalain, professeur à l'UBO, pencherait pour un anthroponyme. Aucune relation avec le Baden de nos voisins germaniques n'est démontrée.
Au fil des ans, nous retrouvons donc forme identique sauf en 1731 qui nous montre un Badain. - Bangor - BZH - Bangor
Bangor, Bangor en breton, est formé du préfixe Ban- aussi retrouvé dans le toponyme Bangâvres, à Gâvres, près de Lorient, et Gor rappelant une troupe.
Il est donné le sens de Monastère à Bangor. La présence de ce toponyme s'expliquerait par la colonisation et christianisation de l'île par des bretons insulaires venant de Cambrie au V° et VI° siècle ; le monastère de Bangor is y Coet, Galles - avait belle notoriété.
Les Cartes des Cassini, datées de 1787, nous présentent toponyme identique. - Baud - Baod
Baud, Baod en breton, peut provenir du breton Bod signifiant résidence ou asile. Ce terme se retrouvant dans Bodilis et autres toponymes bretons. Une autre hypothèse voit dans Baud - Baod le nom du fondateur de l'entité primitive ; cette possibilité étayée par le toponyme de quelques écarts comme Lenvaod - Lenvaud, ou Ker an Baod - Keralbaud ; Lenvaod - Lenvaud pourrait être rapproché de Lanvaux, landes du même nom.
Nous retrouvons formes anciennes dès l'année 1259 avec, dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux, un Baut qui sera retrouvé en 1266, 1282 avec un Baut, burgus dans les archives du duché de Tohan-Chabot. 1296 et 1453 nous offrent aussi un Baut identique. L'année 1266 nous présentera déjà un Baud et l'année 1322 un suprenant Bault qui sera complété par les Baust des années 1630 et 1636. - Béganne - Begaon
Béganne, en breton Begaon, provient du breton Beg al Lann et signifie pointe, promontoire couvert de landes.
Cette commune apparaît sous le nom de Bekamne Plebs dans le cartulaire de Redon au XI° siècle et XII° siècle. Il se fixe dès l'année 1387 sous la forme actuelle Beganne et reste joyeusement stable au long des siècles. Nous pouvons signaler le Bégame de 1554 et le Bégannes de 1558. - Beignon - Benion
Beignon, en breton Benion, est attesté en 843 pour la première connue dans les écrits ; nous le retrouvons dans le cartulaire de Redon sous la forme Beingloen vicaria, puis sous la forme Bicloen au IX° siècle.
L'explication de ce toponyme par une méthode de tannage nous semblant totalement farfelue, nous ne la retiendrons pas. - Belz - Belz
Belz, en breton Belz, offre de nombreuses hypothèses. L'une ferait lien avec Paschuéten, surnommé Belztonus, comte de Vannes mentionné dans le cartulaire de Redon. D'autres relient ce toponyme au dieu celte Bel - Bélénos.
La légende de Saint Cado construisant le pont reliant la terre ferme à l'îlot du même nom soulignerait cette hypothèse.
L'îlot de Saint Cado aurait-il été dédié au dieu Bel ? - Berné - Berne
Berné, en breton Berne, est signalée dès 1387 sous le nom de Berrene. Une hypothèse ferait dériver ce toponyme de Brennos ; Berné serait alors le domaine de Brennos. Une autre explication, Berné étant bâtie sur une colline, propose de lier ce toponyme à Bré - la colline - et nec'h signifiant haut, élevé.
Berné serait alors une colline élevée et caractérisée par les anciens sous ce nom. - Berric - Berrig
Bérric, en breton Berrig, proviendrait, selon l'édition Le Flohic - 1996 - et l'hypothèse la plus communément admise, de Guillaume de Berric (ou Berry). Les patronymes dérivant plutôt d'un toponyme - et non l'inverse - nous pensons plutôt à Guillaume, seigneur du territoire de Berric, devenant Guillaume de Berric que Guillaume de Berric donnant son nom au territoire. Une autre hypothèse y voit un anthroponyme gaulois Berrius avec suffixe -acum.
C'est en 1272 que nous retrouvons la première forme de ce toponyme dans les archives de la Sénéchaussée de Ploërmel avec un Berryc. Les années suivantes, 1387 nous offrira un Berric puis, l'année 1433, un Berry suivi d'un Béric en 1779. - Bieuzy - Bizhui
Saint Bilcé est devenu Bieuzy, en breton Bizhui.
Bilci, encore Saint Homme, vécu avec son maître Saint Gildas dans une grotte située près du Blavet.
Ce toponyme est attesté en l'an 1125 dans le Cartulaire de Redon avec un Sanctus Bilci, parrochia, villa et fons que nous retrouverons en l'an 1288 avec un Beuzi. Les années suivantes nous dévoilent Beusi en 1314, un Biuzy en 1330, un Beusy en 1373, un Beusi en 1378, un Beusy en 1516, un Buzic l'année 1630 et enfin un Bieuzy en 1828.
Saint Bilcé vous protègera des rages de dents et des morsures. L'eau de la fontaine tue aussi les chiens enragés. - Bignan - Begnen
Bignan, Begnen en breton, proviendrait d'un anthroponyme gaulois Bennius pour Dauzat et Rostaing ou, pour Le Flohic, dériverait de Pign signifiant une hauteur ou Bign, une source ; Pign est toujours utilisé en breton contemporain avec le sens de monte-charge.
Ce radical se retrouve aussi dans dans Pignat - monter, et a été utilisé pour réaliser certains néologismes comme Pign-ski - tire-fesses.
L'année 1252 nous fera connaître un Bygnan que nous retrouverons en 1333 et 1387 sous la forme Bignan. Les archives du duché de Rohan-Chabot nous dévoilent un Bingnen en 1421 ainsi q'un Frairie de Bignan et Paroisse de Bignan en 1440. Signalons le dernier Bingnen aussi Bignen en 1461 puis les formes actuelles en 1448, 1464 et 1481. L'année 1477 nous donne un Bignant. - Billiers - Beler
Cité dès 1250 avec un Beler, parrochia - Beler étant toujours forme utilisée en breton, Billiers ferait peut-être référence à Bel ou Bélénos sans doute lié à un lieu de culte pré-chrétien dédié à l'un de ces dieux. Une autre hypothèse nous semblant légère verrait ce toponyme lié à un certain Saint Billier - Sanctus Billierus du prieuré éponyme mais cette hypothèse est contredite par le Beler, parrochia de 1250.
Les siècles nous fournisses plusieurs formes anciennes de ce toponyme. Outre celle de 1250, nous retrouvons ce Beler en 1251, 1252, 1270, 1366 et 1387. Citons aussi le Beleiers, forme plurielle de Beleg - prêtre et rappelons les formes Bellié en 1427, Biller en 1441, Boller en 1516 et Belhel en 1630.
La forme gallèse est Billieu. - Billio - Bilioù
Billio est Bilioù en breton. Bil, en ancien-breton, désigne une hauteur ; -ioù étant la marque du pluriel, les hauteurs du territoire ont marqué les générations passées.
Ce Bil se retrouve dans les toponymes francisés en ville comme dans le Beg er Ville de Quiberon qui n'a aucun lien avec une ville quelconque mais singifie simplement Bout de la hauteur.
Vous retrouverez des Bilioù en plusieurs lieux de Bretagne. - Bohal - Bohal
Bohal, idem en breton et Bohau en gallo, signifie hache, cognée - en breton, Bouc'hal. Certains voudraient donner cette signification à ce toponyme ; cela nous semble douteux et trop aisé.
En 1330, la paroisse se retrouve sous le toponyme Boal puis, en 1432, les archives du château de Kerfily permettent de retrouver trace de Bouhal et y signalent l'étang dit de Bohal. Nous retrouvons formes anciennes en 1387, 1442, 1516 avec un stable Bohal. L'année 1554 nous présente un Bouhal puis un Boheal en 1731.
La signification réelle de ce toponyme est obscure. - Brandérion - Prederion
Brandérion, en breton Prederion, serait à relier au mot Bren - colline - et Dérien, nom de personne provenant du vieux-breton Dergen - famille ; ce toponyme existant aussi à Arzano, département du Finistère. Branderion serait donc une colline de Dérien.
Ce toponyme est attesté en 1363 pour la première fois connue dans les écrits ; nous le retrouvons sous la forme Pranderyon dans le cartulaire de l'Abbaye de la Joie à Hennebont. Même source nous dévoilera un Prediryon en 1385 puis Branderyon en 1386. Les siècles suivants, nous laisserons voir un Prenderion en 1415, Brederyen en 1422, Branderien en 1464, Branderion en 1516. - Brandivy - Brandevi
Brandivy, en breton Brandevi, fait l'unanimité des étymologistes. Brandivy dériverait de Bre, signifiant la colline et de Saint Ivy. Brandivy serait donc la colline d'Ivy.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes et ceci dès 1447 avec un Brandevi fourni par l'Abbaye de Lanvaux, et ce Brandevy puis, en 1683, un Brédeuy suivi d'un Treve de Brandivie. C'est à partir de 1739 que nous pouvons connaître la forme francisée actuelle. Signalons aussi le mot français brande caractérisant ces terres incultes où poussent les bruyères et ce couvert végétal dans les pinèdes. - Brec'h - Brec'h
Brec'h, en breton Brec'h, signifie mont. Il se retrouve aussi sous une forme diminuée Bre- comme à Brelevenez ainsi que dans de nombreux autres toponymes dont le mont Brech dans le département des Alpes-Maritimes.
Nous avons multiples formes anciennes pour ce toponyme breton. La forme la plus ancienne connue dans les écrits se retrouve dans le cartulaire de l'Abbaye de Lanvaux avec un Brec apparaissant en 1260. Toutes les autres formes seront orthographiées comme la forme actuelle et, en 1387, 1427, 1444, 1448, 1453, 1454, 1477, 1481, 1536, 1550, 1636, nous ne verrons que forme contemporaine, soit Brech.
Pour vos correspondances diverses, nous vous inviterons à utiliser la forme Brec'h qui est conforme à la réalité orthographique de ce toponyme breton. - Bréhan - Brehan-Loudieg
Bréhan, en breton Brehant-Loudieg - Loudieg car proche de Loudéac et pour le différencier des autres Brehan de Bretagne. Brehant caratériserait une hauteur d'après Albert Deshayes et se retrouve en gallois sous Brychan ; ce toponyme de Brehant est aussi présent en Languidic.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes ; et ceci depuis le XIII° siècle avec un Brehant Lodoiac en 1269 que nous retrouverons le siècle suivant sous la forme Brechant Loudeac en 1330. Les années suivantes, 1424 entre autre, nous livrent un Breant. Les années 1453 et 1516 nous dévoilant un Brehant Loudeac ; noté Brehand Loudéac en 1779. - Brignac - 56 - Brennieg
Brignac, en breton Brennieg et Brennieg pour la forme gallèse, dériverait de Bré, Briga - colline, mont, château sur un relief. Le suffixe -Eg, -Ag définissant le lieu, Brennieg serait donc un lieu vallonné assez caractéristiques pour avoir généré ce toponyme.
Brignac brille par son abscence de formes anciennes et nous n'avons retrouvé qu'un Brignac attesté en 1330 sous la forme Bregnac dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux. - Bubry - Bubri
Bubry, en breton Bubry, proviendrait de Bod Bre signifiant le bois sur la hauteur pour certains. D'autres font dériver ce toponyme du vieux breton Buddoc avec le sens de célèbre victoire.
Ce terme Bud se retrouve dans le gallois Buddugoliaeth signifiant actuellement Victoire. Le toponyme Bubry est attesté en 1282 sous les formes Bubri et Beubri. - Buléon - Buelion
Buléon, en breton Buelion, apparaît dès 1280, sous la forme Buellion dans les archives du Chapitre de Vannes, et que nous retrouverons en 1322 et toujours dans ces archives avec un Buelion en 1322. D'autres formes anciennes se lisent à travers les siècles et archives identiques, comme Buelion en 1322, Buellion en 1324, Buelion en 1380, Bueleon en 1406, Bulion en 1422, Buleon en 1513, Bullion en 1554.
Ce toponyme semble dériver de Bues - l'étable - ou Buel - le bétail - basé sur le radical Bo-, Bu- qui se retrouve dans les langues celtiques pour désigner le bovin.
Ce radical se retrouve toujours employé en breton avec le mot Buoc'h signifiant vache ; bétail se dit maintenant Chatal. - Caden - Kaden
Caden, en breton Kaden, signifie bataille. La commune est signalée dans le Cartulaire de Redon sous le vocable de Plebs Catin en 835.
Caden provient de l'ancien breton Kad signifiant bataille - actuellement Emgann ou Stourm - Cath en gaélique d'Écosse et Irlande - Cad en gallois.
Ce lieu vit sûrement se dérouler une bataille ; elle marqua les esprits.
Entre qui et qui ? Les vents de l'Histoire Bretonne en ont soufflé les noms. - Calan - Kalann
Calan, en breton Kalann, semble dériver de Catlon, ancien anthroponyme breton signifiant combatif et attesté en 832. Ce toponyme pourrait alors provenir du nom d'un Tiern - chef, prince - ayant établi son territoire en ces lieux.
Certains auteurs voient en Kalann - Calan - une composition de Kad, nom masculin signifiant bataille et Lann - la lande. Kalann serait alors la lande de la bataille ; mais on ne sait quelle bataille.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes à ce toponyme dont, en 1387, un Cazlan dans le Chapitre de Vannes : forme que nous retrouverons à l'identique en 1427, 1514 et 1536. Signalons le Cozlan de 1516 ; Cozlan qui signifierait vieille lande. - Camoël - Kamoel
Camoel, en breton Kamoel, proviendrait de Kamm signifiant tordu et Moel - colline que l'on retrouve toujours usité en gaélique ou gallois - en breton actuel Run. Kamoel - Camoel, situé sur une courbe de la Vilaine, pourrait donc signifier la courbe près de la colline.
Ce toponyme est cité, pour la première fois connue dans les écrits en 557 dans le cartulaire de Redon sous la forme Carmoil. Nous le retrouverons en 1287 et 1557 dans source identique sous la forme Camoil puis, toujours en 1557, en Camoel. En 1779, il nous sera encore connu avec un Camoil. - Camors - Kamorzh
Comme pour beaucoup de toponymes, plusieurs hypothèses sont ici possibles.
Pour la légende Kamorzh, Camors en français, découlerait du nom de Comorre, roi sanguinaire - mais pas plus que les autres - au VI° siècle. Certains, avec ironie, voudraient faire découler Camors - Kamorzh de Moc'h, pemoc'h - le cochon à cause des sangliers peuplant la forêt domaniale. Plus probable est un dérivé du latin Campus Mori, via le breton, et signifiant Camp des Maures. En breton contemporain, Kamp, ur C'hamp, substantif masculin, signifie toujours le camp et Morian, ar Vorianed traduit les africains, les noirs, les hommes à la peau sombre.
Sans doute, étant d'origine nord-africaine ou de peaux noires et sombres, un détachement de troupes de l'Empire Romain ayant séjourné sur ce territoire ou bâti un camp dont il ne reste trace, aurait généré cette appellation. - Campénéac - Kempenieg
Kempenieg, devenu Campénéac en français, est attesté dès l'an 840 dans le cartulaire de Redon ; nous retrouvons ce toponyme sous la forme Kenpeniac, plebs. L'année 844 nous verra retrouver ce toponyme dans même document avec un Kempeniac puis, au XI° siècle, un Campaniacum permettant de relier ce nom de lieu à l'anthroponyme Campanius que l'on retrouve régulièrement sur ce qui fut partie intégrante de l'Empire Romain.
L'année 1398 nous dévoile un Quampeneac que nous retrouverons sous forme identique au XV° siècle tout comme nous lirons un Campeneac dans ce siècle. Signalons l'année 1630 qui connaît un Guinpeneac. - Carentoir - Karentoer
Carentoir, Karentoer en breton et Carentoye en gallo, dérive pour certains de Karentos, chef vénète dont la forteresse se situait en ces lieux. Une autre hypothèse, fantaisiste, rapprocherait Carentoir du breton Ker an Toer - le village du couvreur: Saint Marcoul, le très célèbre, hébergé par un pauvre couvreur alors que les seigneurs locaux lui avaient refusé gîte et couvert remercia ce brave homme en lui prédisant qu'un gros village se dresserait bientôt là où il habitait. Ne pouvant donner signification à ce toponyme, nous nous abstenons.
Le cartulaire de Redon nous dévoile un Carantoer en 826, que nous retrouvons en Karantoer en 864. Alors que le XI° siècle nous offre un Carantor, le XII°, en 1171 et 1178 nous offre un Carentor; nous retrouverons des aranthouer, Karantouer, Karantoir au XV° siècle. - Carnac - Karnag
Carnac, Karnag en breton, est attesté en seulement 1387.
Ce toponyme dérive du mot breton Karn signifiant monticule de pierre, tas de pierre. Le suffixe -eg s'utilise en breton pour indiquer le lieu et correspondrait au -aie retrouvé en français dans hêtraie, chênaie, fougeraie, etc.
Karnag - Carnac signifierait donc lieu où il y a des galgals, des tumuli, des amas pierreux. - Caro - 56 - Karozh
Caro, en breton Karozh est donné pour avoir le sens de Karv, ar c'harv - substantif masculin prononcé Karo - et signifiant le cerf. Ce sens se retrouve signifié dans les armoiries de la commune. Caro est aussi le nom d'une commune que l'on retrouve dans les Pyrénées-Atlantiques.
Nous retrouvons ce toponyme dans le Cartulaire de Redon en 833 sous la forme latine Caroth Plebs, puis un Charoth dans les archives du Prieuré Saint Michel de Josselin - Caudan - Kaodan
Cité dès 1411 dans les archives de l'abbaye de la Joie d'Hennebont, Caudan, en breton Kaodan semblant provenir d'un hagionyme ou d'un patronyme du nom de Koadan ne tient pas la critique, tout comme cette proposition jouant sur le mot Koatañ - boiser, planter des arbres.
Job Jaffré, dans Secrets et mystères de nos Ker - tome 2 - propose une étymologie plus fondée et cohérente quand il fait dériver ce toponyme d'un Cau - enclos qui pourrait être une Kao - dun que nous pourrions relier à ce Chaudun, ancienne commune haute-alpine dont la forme ancienne Caudunum datée de l'an 1188 conforte cette hypothèse.
Les formes anciennes de ce toponyme sont très stables et, dès 1288, nous retrouvons des Caudan régulièrement ; signalons le Caudam en 1330. - Cléguer - Kleger
Il semble que le toponyme Cléguer dérive du vieux breton Clegyr désignant une crête rocheuse. Ce toponyme, Clegyr Boia se retrouve aussi en gallois à Tyddewi, Sir Benfro - Saint David's, Penbrokeshire.
L'année 1114 nous laisse découvrir un Cleger dans le cartulaire de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé alors que le XII° siècle nous offre un Clecquer puis, en 1160, un Cleker. Ce toponyme se fixera dans sa forme française actuelle Cléguer dès le XIV° siècle. - Cléguérec - Klegereg
Il semble que le toponyme Klegereg dérive du vieux breton Clegyr désignant une crête rocheuse. Ce toponyme, Clegyr Boia, se retrouve aussi en gallois à Tyddewi, Sir Benfro - Saint David's, Penbrokeshire. Cléguerec, en breton Klegereg, serait donc un lieu caractérisé par des crêtes rocheuses caractéristiques. Vous retrouverez ce toponyme dans Cléguer, autre commune du Morbihan. Le suffixe -eg, -ag se retrouve aussi à Karnag - Carnac, entre autre.
C'est dans le cartulaire de l'Abbaye de Redon que nous retrouvons la première mention de ce toponyme avec un Clegeruc, Plebs en 871. Les archives du duché de Rohan-Chabot nous laissent découvrir un Cleguerec en 871 et un Cleguereuc en 1314. Dès l'année 1373, ce toponyme voit sa graphie fixée en Cleguerec que l'on retrouvera en 1387 puis 1709. Signalons le Cleguerac de 1516. - Colpo - Kolpoù
Kolpoù, est devenu Colpo en français. Ce toponyme dérive du breton Skolp - copeau, chaume, qui est toujours utilisé dans cette langue.
Il se retrouve aussi en gallois dans une forme proche,ysgolp.
-Où est la marque du pluriel que vous ne prononcerez pas ou comme en français mais aou, nous pouvons penser qu'une partie de ces terres étaient des terres labourées que l'on laissait en chaume après la moisson.
Parmi les formes anciennes, nous retrouvons un Scolpo et Scolpou en 1440 ; ce mot confirmant l'explication du toponyme. Nous retrouvons aussi ce toponyme en 1450 dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux avec un Colpou. - Concoret - Konkored
Orthographié Concouret en 1405, le toponyme de la commune se fixe rapidement en Concoret, en breton Konkored.
Certaines significations données à ce toponyme sont hilarantes comme cette histoire de chevaliers se disputant le passage et apaisés par l'apparition miraculeuse de Notre Dame de la Concorde qui se dit Kengarantez en breton !!!
Parmi les différentes formes anciennes, le Conquoret de 1426 et 1467 pourrait nous faire pencher pour un Konk- que l'on retrouve dans les toponymes Le Conquet et Concarneau. Cela nous semblerait fausse route. L'hypothèse émise par Hervé Abalain nous semble la plus juste et il fait dériver ce toponyme de Kon = élevé et Gored, Coret en vieux breton, signifiant barrage de rivière, barrage d'estuaire. La présence d'étangs dont celui de Comper en lisière de l'actuelle forêt de Paimpont étayerait favorablement cette voie. - Cournon - Kornon
Cournon, en breton Kornon, est une commune liée au monastère qui lui a donné son nom et est mentionné dans le Cartulaire de Redon en l'an 870 sous la forme Cornou. Les années nous laissent voir toujours graphie identique pour ce toponyme avec un Cornon que nous retrouvons en 1387, 1427 1513, 1513, 1536, 1779.
Sous réserves, nous pourrions rapprocher ce toponyme du breton Korn = coin ; peut-être allusion à la position d'un village originel situé près d'une boucle de l'Aff, ou à la confluence de l'Aff et du ruisseau des landes du loup ?
La question reste posée.
Il existe aussi une commune de Cournon en Auvergne. - Crac'h - Krac'h
En breton, la lettre C'H se prononce comme le CH du nach germanique.
Crac'h, en breton Krac'h, que vous ne prononcerez pas Crache pour ne pas passer pour un inculte et ignare touriste, rappelle une zone surélevée ou basse colline. Ce toponyme se retrouve aussi dans les Côtes d'Armor. En breton contemporain, nous utilisons toujours le terme de Krec'h pour désigner une éminence ou colline.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes pour ce toponyme. Citons le Crac et le Craz de 1233 visible dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux. La même source nous donnera un Crach en 1262, 1378, 1413, 1427, 1447, 1464, 1481, 1516, 1536 et 1630. L'année 1442 nous ofrit un Crahn rappelant la prononciation vannetaise du C'H, et l'année 1481 nous donnera un touristique Crac. - Crédin - Kerzhin
Au-delà des histoires expliquant que Kerzhin - Crédin est dû à la foi de ses habitants parce que Krediñ signifie croire en breton, il est des explications plus honnêtes et sensées.
Kerzhin - Crédin apparaît dans les archives du Prieuré Saint-Martin de Josselin en l'an 1116 sous la forme de Cherdin pour devenir Guerzin en 1387. La constante du radical Dun dans les formes passées avec le sens de fort, fortifié que l'on retrouve dans Verdun, Autun, Issoudun est à noter.
Une version propose ce toponyme dérivant de Krec'h - mont, et Dun - fort ; ce qui transformerait Crédin en Mont-Fort. En gallo, le toponyme est Qerdein - Croixanvec - Kroeshañveg
Signalée dès 1113 sous le nom de Groshaneg, la commune bretonne de Kroeshanveg, Croixanvec en français, doit son toponyme à une pâture d'été, soit présentant une croix remarquable, deux chemins se croisant ou tout autre croisement d'objets remarquables.
Kroaz signifie croix en breton ; Hanveg se traduirait par estival. - Cruguel - Krugell
Cruguel, en breton Krugell, signifie tumulus, tertre funéraire.
Nous retrouvons les formes toponymiques anciennes Kreugel, parrochia en 1258 dans les documents subsistant de l'Abbaye de Lanvaux puis, en 1387, une forme Creuguell précédée d'un Cleuguell en 1330, tous les deux dans les archives du Chapitre de Vannes. Si 1427 nous offre un Creuguel, 1446, 1516, 1536, 1815 et dates postérieures ne nous livrent plus que des Cruguel.
Le terme Krugell est toujours usité avec un sens identique. Il peut aussi se composer pour former des termes comme Krugell-Verien = fourmilière ou Krugell an Oadoù = la pyramide des âges... - Damgan - Damgan
Damgan, en français comme en breton, n'a pas encore trouvé étymologie probante.
Pour certains auteurs, Damgan signifierait la dune aux épaves ; ce toponyme faisant alors allusion au droit d'épave, dit droit de Lagan qui laissait propriété au seigneur et à son découvreur, de tout ou partie des objets sans propriétaire reconnu arrivant sur les grèves avec les marées. D'autres voient dans Dam- une altération du Domnus latin ; cela transformant alors Damgan en lieu sur le chenal. - Elven - An Elven
C'est en 910 que le nom de la commune d'Elven apparaît pour la première fois dans l'Histoire sous le nom de Plebs Eluen ; il est l'un des 800 toponymes cités dans ce cartulaire de Redon si précieux pour la connaissance de notre Histoire médiévale de Bretagne.
Nous retrouvons multiples formes anciennes dont un autre Plebs Eluen en 1021 et toujours dans notre précieux cartulaire. L'année 1049 nous offre un Eleven qui est signalé Elven dès le XI° siècle. Si le XV°siècle voit majoritairement des Elven, signalons le Elleven en 1433, le Parroesse d’Elven en 1463 et un Esleven en 1471.
Nous rapprocherons ce toponyme d'un Eluen, hagionyme à rapprocher du Elwenn gallois. - Erdeven - An Ardeven
Erdeven, en breton An Ardeven, provient du breton War ar Devenn. War, localement prononcé ar , signifie sur ; Tevenn, ar Devenn est le substantif féminin désignant la dune.
Les formes les plus anciennes de ce toponyme nous donnent un Erdeguen en 1288, puis un Erdeven très actuel en 1516. Notons les années 1730 et 1654 qui nous laissent découvrir un Ardenan et un Ardinen assez surprenants.
Nous vous laissons maintenant retrouver le sens de ce toponyme en faisant un tour à Erdeven pour visiter ses fameuses dunes... - Étel - An Intel
Étel, en breton An Intel, apparaît sous une forme latine Ectell Flumen dans le cartulaire de Sainte-Croix en Quimperlé, Finistère ; nous sommes vers l'an mil, en l'an 1009. Différents domaines et terres sont cédées à l'abbaye par Rudalt et Arzkan - Orscand, fils et petit-fils d'Arzkan Meur - Orscand le Grand, évêque de Vannes.
Ce toponyme se retrouve au XIII° siècle sous un forme identique et dans la même source. L'année 1636 nous présente un Itell puis, en 1811, nous voyons un Intel.
Nous n'avons retrouvé d'explication probante à ce toponyme. - Évellys - Eveliz
Évellys, en breton Eveliz, est un néotoponyme créé à partir des deux rivières principales de la nouvelle commune: l'Ével et l'Illys ; ce toponyme est donc né en janvier 2016. Alors que multiples néotoponymes sont d'une pauvreté affligeante, Évellys - Eveliz fait aussi allusion, volontaire ou non, à la ville d'Ys avec ce mot pouvant signifier Comme Ys - Evel Is en breton.
L'hydronyme Ével semble être signalé dans le Cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon en 846 avec un Eual. Les archives du Ducché de Rohan-Chabot nous présentent un Evel, nemus en 1273 , nous le retrouverons en 1296 avec un actuel Evel.
L'Illis n'a laissé de traces écrite, ou nous ne les avons trouvées. - Évriguet - Evriged
Évriguet, en breton Evriged et Evridjè en langue gallèse, brille par son absence dans les manuscrits, cartulaires et autres parchemins sauf un Évriguet daté du XVII° siècle. L'abscence de formes anciennes ne permet pas d'aller plus avant sur l'étymologie de ce toponyme.
Évriguet est aussi le nom d'un ruisseau qui arrose Ménéac. L'Évriguet est aussi connu sous le nom de Ruisseau du Verger ou Ruisseau du Guérand ; c'est un affluent du Léverin. - Férel - Ferel
Ferel, françisé en Férel, est attesté dès 1429 dans les archives de la Seigneurie de la Roche-Bernard sous la forme Ferrel, puis Ferret en 1630.
Férel était une des paroisses du Plou Gavele centré sur Péaule au nord de la Vilaine. Cette extension du Plou Gavele au sud de la Vilaine, au détriment du Plou Wenrann dont Férel dépendait, semble liée aux revendications des évêques de Vannes. Ce passage de Férel de l'évêché de Nantes à celui de Vannes est antérieur aux années 900.
La signification de ce toponyme reste opaque et le faire dériver d'un latin ferrum est une hypothèse qui demanderait confirmation archéologique. - Forges-de-Lanouée - Govelioù-Lannoez
Les Forges-de-Lanouée, en breton Govelioù-Lannoez est la réutilisation en 2019 de l'ancienne appellation des Forges de Lanouée.
Établies en 1756, elles se développèrent rapidement et, dès 1763, fournissaient 40.000 quintaux de fer au Royaume. En 1765, les Forges de Lanouée fabriquèrent toute l'artillerie du vaisseau le Bretagne, vaisseau de 100 canons offert par la Bretagne au Roi Louis XV°. - Gâvres - Gavr
Nous retrouvons ce toponyme au XV° siècle sous la forme Le Gavffre, puis sous la forme Kergasvre en 1540.
Contrairement à ce qui est largement répandu, et par un raccourci rapide, Gâvres, en breton Ar C'havr, ne signifie pas l'île de la chèvre mais pourrait être rapproché de Gavrinis, en Larmor-Baden et aurait une signification proche, si ce n'est identique. - Gestel - Yaestel
Gestel, en breton Yaestel, attesté en 1382 dans les archives du chapitre de Vannes avec un Iestel, semble dériver de Gerved signifiant gîte des cerfs et ferait allusion aux moines du Moustoiric qui, semble-t'il, utilisaient des cerfs apprivoisés comme bêtes de somme - utilisation que nous retrouvons aussi chez d'autres peuples. L'autre hypothèse décomposerait ce toponyme en Iost-hael signifiant juste et noble.
Les archives des Rohan-Guéméné nous font découvrir un Yestell en 1416. - Glénac - Glenneg
Glénac, en breton Glenneg, proviendrait du breton Glann qui, en breton vannetais, signifie toujours rive. La canalisation de l'Oust a profondément modifié la morphologie des lieux, supprimé les divagations de cet affluent de la Vilaine et la superficie marécageuse. Néanmoins, les marais proches - dont celui du Mortier - sur la confluence de l'Aff et de l'Oust confortent cette hypothèse.
Glénac est attesté dns les archives du Chapitre de Vannes en 1330 sous la forme Glannac ; forme que l'on retrouvera identique en 1387 en parallèle avec la forme Glennac. - Gourhel - Gourhael
Gourhel, en breton Gourhael et Gourè pour la langue gallèse, est attesté dès 1131 sous le toponyme Gurhel, monasterium dans les archives du prieuré de Malestroit. Noue ne retrouvons que peu de formes anciennes pour ce toponyme mais nous pouvons signaler les années 1426 et 1427 qui nous présentent un La Chapelle de Gourel et La Chapelle de Gourel ou Gourhel et l'année 1513 avec un Gourhel très contemporain.
La structure originelle de la commune est donc probablement un village établi autour du Monastère de Gourhel.
Gourhel est un anthroponyme dérivant du breton Gour = viril, fort et Hael = noble, honorable. - Gourin - Gourin
C'est au XI° siècle que le toponyme de Gourin - idem en breton, apparaît pour la première fois dans les écrits nous étant parvenus ; il y est écrit sous la forme Gurvræn. Nous le retrouvons aussi en 1163 sous la forme de Gorurein dans le cartulaire de Quimperlé.
Gourin semblerait dériver du préfixe Gou-, petit, et Bré, Bren, colline, avec mutation du B en V comme il est d'usage en breton.
Gourin serait donc une petite colline aux caractéristiques suffisamment marquées et reconnaissables pour être signalée sous cette appellation. - Grand-Champ - Gregam
Grand-Champ se retrouve cité dès 1224 sous la forme latine de Grandicampo et fait sans doute référence à un camp romain d'une certaine importance installé en ce lieu. Les archives de l'abbaye de Lanvaux nous fournissent un Grandicampus en 1261 qui est confirmé par les documents du château de Callac qui nous livrent un Grantchamp en 1370. Si l'année 1739 nous présente un Grandchamps, l'année 1850 nous donne forme fixée avec un Grand Champ très actuel.
En Breton, nous appelons cette commune Gregam. - Guégon - Gwegon
Guégon, en breton Gwegon et gallo Ghégon, est attesté en 1283 dans les archives de l'Abbaye de la Joie en Hennebont, sous la forme Guezgon puis en 1330 avec un Gezgon.
Le sens de ce toponyme reste mystérieux et les explications réalisées par l'abbé Nizan, trop orientées, ne sont pas recevables. Faisant dériver ce toponyme du nom d'un certain Wescon, missionnaire venu de Landévennec évangéliser les habitants et y construisant une église en roseaux et branchages est fortement teintée de propagande religieuse et manque totalement de sérieux. - Guéhenno - Gwezhennoù
Guéhenno, en breton Gwezhennoù, est attesté en 1260 dans les archives de l'abbaye de Lanvaux sous la forme Mouster-Guezenou. Cette première attestation nous rappelle l'existence d'un monastère, initial ou non, implanté sur un lieu boisé signalé par ce guezenou significatif. Les années suivantes nous fourniront un Mouster-Guehenou en 1387 dans les archives du Chapitre de Vannes, puis, dans mêmes archives, un Mouster-Gueheneuc en 1422. Les documents du château du Talhouet nous laissent découvrir un Moustoir-Guéhenno puis, avec le Chapitre de Vannes, un Gueheno, parrochia en 1501.
Ce toponyme, comme cité plus haut, dérive du breton Gwez = arbres, Gwezennou = arbres. - Gueltas - Gweltaz
Gueltas, en breton Gweltaz, est attesté en 1264, date à laquelle il se retrouve dans les archives de la famille Rohan-Chabot sous la forme latine Sanctus Gildasius et place donc la commune sous la protection de Saint Gildas ; sans doute, quelque lieu consacré à ce saint - ou quelques dépendances de l'abbaye de Saint-Gildas en presqu'île de Rhuys - aura-t-il influé l'apparition de ce toponyme. Source identique nous donne un Sant-Gueltas, villa en 1270.
Sant Gweltaz ar Fur - Saint Gildas le Sage, est natif d'Écosse, pays où il voit le jour vers la fin du V° siècle. Ordonné prêtre en 518, il part en Irlande puis passe en Armorique où, avec ses disciples et moines, il bâtit le monastère de Rhuys en Saint-Gildas de Rhuys. Il semble qu'il meurt à Houat. - Guéméné-sur-Scorff - Ar Gemene
Guéméné-sur-Scorff, en breton Ar Gemene, dérive du Kemenet Guégant dont il était la capitale. Un Kemenet était un lieu de commandement qu'un suzerain attribuait à un vassal, avec charge pour celui-ci de le garder, de le protéger et d'y entretenir des soldats grâce aux revenus de ces terres. Il semble que les Kemenet soient apparus après les invasions normandes car ils n'apparaissent pas dans les textes antérieurs à ces invasions datant du IX° siècle.
C'est en 1160 que ce toponyme est cité sous la forme Kemenet-Guégant que nous retrouvons toujours dans les archives du duché de Rohan-Chabot en 1283 avec un Quemenet-Guégant. Les formes suivantes, toujours dans ces archives, restent très stable dans leur orthographe. En 1449, les archives des Rohan-Guéméné nous dévoilent un Kermené-Guingamp.
La spécification -sur-Scorff permet de différencier Ar Gemene de Gwenvenez-Penfaoù - Guéméné-Penfao. - Guénin - Gwennin
Guénin, en breton Gwennin, est attribuée à Saint Guénin.
Il est intéressant de remarquer que Gwennin - Guénin comporte le radical Gwen signifiant blanc, mais aussi saint, immaculé.
Sur cette commune, vous avez le site de Menez Gwenn, la montagne blanche, sacrée, sainte qui fût sans doute lieu de culte pré-chrétien. Celà explique la chapelle Saint Michel au sommet du Maneguen ; Saint Michel y terrasse le dragon du paganisme. Vous pourrez aussi noter le Sant Gwen - Saint Guen, proche du bourg.
Nous découvrons plusieurs formes anciennes pour ce toponyme. L'année 1387 nous présente un Guinin en 1387, puis un Guignin en 1422 alors que l'abbaye de Lanvaux nous dévoile un Guynin en 1482. - Guer - Gwern-Porc'hoed
Guer, en breton Gwern-Porc'hoet, provient du radical Gwern - que l'on retrouve toujours en Gallois sous la forme Gwernin signifiant aulnes. Sans doute, à l'époque où ce toponyme s'est fixé, une zone marécageuse où poussaient des aulnes en quantité remarquable. -Porc'hoet permet de différencier Guer de Gwern, autre commune du Morbihan.
Gwern-Porc'hoet - Guer est attesté, pour la première fois connue dans les écrits, en l'an 836 et nous le retrouvons sous la forme Wern. - Guern - Gwern
Guern, en breton Gwern, provient du radical Gwern - que l'on retrouve toujours en gallois sous la forme Gwernin signifiant aulnes ; sans doute, à l'époque où ce toponyme s'est fixé, une zone marécageuse où poussaient des aulnes en quantité remarquable et significative. La commune de Guer, aussi en Morbihan, trouve une étymologie identique à son toponyme.
Gwern - Guern se retrouve attesté en l'an 1125 dans le cartulaire de Redon sous la forme Guern, puis en l'an 1315 sous la forme Guaier dans les archives du Duché de Rohan-Chabot. - Guidel - Gwidel
Guidel, en breton Gwidel, proviendrait de Uital - Uitalis qui semble être un anthroponyme avec cette hypothèse faisant l'unanimité.
La proposition faisant dériver Guidel des Goïdels ou Gaels en s'appuyant sur une colonisation ponctuelle de ce peuple a été abandonnée.
Guidel est attesté en l'an 1114 sous la forme Guidul. - Guillac - 56 - Gilieg
Guillac, en breton Gilieg, est attesté en 834 dans le cartulaire de Redon sous la forme Giliac - Giliac Plebs. On le retrouve sous des formes proches: Gillac en 851, Guillac en 870, Gilac en 895, Gilac en 1118 dans les archives du Prieuré de Saint-Martin. Il nous est dévoilé sous la forme Glac au XVI° siècle.
Comme beaucoup de toponymes en -ac, celui de la commune de Guillac trouve son origine dans l'existence d'un domaine rural gallo-romain dont le propriétaire devait être un certain Guillus dont nous ne savons rien. - Guilliers - Gwiler-Porc'hoed
Guilliers, en breton Gwiler-Porc'hoet est attesté avec certitude en 1041 sous la forme Quilir, puis en 1164 avec un Guiler. On retrouve aussi ce toponyme certifié sur une cloche datée de 1315. Ofis ar Brezhoneg, l'office de la langue bretonne, signale ce toponyme en 1108 sous la forme Guilleri mais avec un doute.
Ce toponyme, tout comme Guilers et Guiler-sur-Goyen, semble dériver du villare latin désignant des domaines ruraux gallo-romains. - Guiscriff - Gwiskri
Guiscriff, en breton Gwiscri, est attesté en 1099 sous la forme Guiscri, Plebs et nous indique donc l'existence en ces lieux d'une paroisse primitive. On retrouve Guiscrist en 1292 dans le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Croix en Quimperlé et Guisguri en 1508.
Guiscriff est un toponyme laissant beaucoup de questions en suspens. Certains toponymistes ont pensé y voir un dérivé des Gwit- comme pour Gwitalmeze - Ploudalmézeau mais le S pose problème comme l'a si bien souligné J. Loth. Pierre Hollocou, après avoir étudié toutes les pistes possibles, invite à réfléchir sur la forme Guasguri et les toponymes en Gua-. Le sens de ce toponyme reste encore mystérieux et la question ouverte. - Hélléan - Helean
Hélléan, en breton Helean, est attesté dès 1330 sous la forme de Helien et se retrouve en 1468 dans les archives des Carmélites des Trois-Marie de Bondon - près de Vannes, sous la forme Héléan.
Une charmante légende raconte que Tihel, seigneur local, accompagna Guillaume le Conquérant lors de l'invasion de l'Angleterre. Tihel, preux, brave et courageux chevalier, fit telle œuvre au cours des combats que Guillaume lui attribua vaste domaine dans l'Essex ; ce domaine fut nommé Hellion.
Il semble possible de rapprocher ce toponyme de Hillion, commune des Côtes-d'Armor dont le toponyme peut être lié au chêne vert aussi appelé Yeuse - Quercus ilex. Ce chêne n'est pas spontané en Bretagne mais, peut s'adapter le long des côtes. Alors peu présent, il a sans doute marqué les esprits de l'époque pour donner toponyme. - Hennebont - An Henbont
Ville d'habitat très ancien, Hennebont, en breton Henbont, signifie Vieux Pont et c'est déjà sous ce toponyme que l'agglomération apparaît dans le cartulaire de Redon en 1114.
Nous l'y retrouvons sous la forme Henbont puis avec un Henbont, burgus en 1200. Le duché de Rohan-Chabot nous dévoile un Haenbont en 1264 puis un Hembont en 1272. L'Abbaye de la Joie nous proposerea un Haimbont en 1310, puis, l'année 1317, un La veille ville à Henbont en Saint-Caradec pour nous laisser lire un Henbon en 1371 puis un Henbontus en 1455.
C'est à Hennebont que fut construit le premier pont permettant de traverser le Blavet ; ce fait explique le développement de la ville. - Île de Groix - Enez Groe
Groix, en breton Enez Groe, est attestée en 1037 sous la forme Groë, Insula ; nous retrouvons ce toponyme sous la forme Groye, Groy, Groyas, Groas au cours des siècles.
La signification réelle de ce toponyme reste mystérieuse et les différentes hypothèses allant de Enez ar Gwrac'h - l'île de la vieille, à Enez ar C'hroaz - l'île de la Croix - sont farfelues. - Île-aux-Moines - Enizenac'h
L'Île-aux-Moines, en breton Enizenac'h, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon en 856, date à laquelle nous retrouvons un Crialeis, id est enes-manac ad faba.
Ce cartulaire nous renseigne sous la forme Crialeis et Enesmanach devenu Enizenac'h en breton contemporain. Île-aux-Moines est une traduction imprécise du toponyme breton ne parlant que d'un moine alors que les français y voient plusieurs. - Île-d'Arz - An Arzh
En breton, c'est An Arzh ; en français, vous la connaissez sous le nom d'Île d'Arz.
C'est en 1031 et 1034 que ce toponyme est cité, sous sa forme latine Art Insula dans le Cartulaire de Redon. Les années et siècles suivant nous dévoilent un Insule de Arto en 1164, puis un Isle d'Ars en 1179. Ce toponyme, utilisé sous forme francisée reste stable bien que nous notions un Lildarz en 1744 que nous pourrons relier au Lileau-moine de la même année - certainement le même secrétaire ayant rédigé ce document. - Île-de-Houat - Enez Houad
Houat, en breton An Enez Houad est attestée en 1453 et 1454 dans des documents relatant la canonisation de Saint Vincent Ferrier. Le nom de l'île se retrouve aussi dans certains documents du XII° siècle selon Ofis ar Brezhoneg dont Houat en 1563, 1839 et après, Houat en 1563, Hoüath en 1636 suivi d'un Houatt en 1744. Notons le plaisant Isle de Houac de 1763.
Tout comme Hœdic, l'étymologie de ce toponyme reste mystérieuse et de nombreuses hypothèses sont envisagées dont, les plus sérieuses, une origine pré-celtique ; hypothèse assez largement partagée par tous. Expliquer ce toponyme Houat par canard est amusant mais faux. - Île-de-Hœdic - Enez Edig
Hœdic, en breton Edig, est attestée au XIII° siècle sous une forme identique à la forme bretonne actuelle malgré la graphie légèrement différente.
Traduire Hœdic par Le Caneton est aisé et bien plaisant mais très éloigné de l'origine du toponyme qui semble préceltique et dont la signification est inconnue.
Les siècles nous présentent plusieurs formes anciennes, et ceci dès le XIII° siècle avec ce Heidic et ce Heizic retrouvés ce même siècle. Les années 1636 nous dévoilent un Heydic ou Oatdic puis Houädic suivi d'un Heydic en 1654. Si 1779 nous laisse lire un Hedic, 1815 nous présente un Isle de Hœdic puis Hœdic en 1839 et 1850. - Inguiniel - An Ignel
Inguiniel, en breton An Ignel, est attesté pour la première fois connue en 1280 et se trouve dans le cartulaire de l'abbaye Notre Dame de la Joie en Hennebont sous les formes latines Yguynyel, Parrocha et Ynguyniel puis un Ynginhiel en 1323. Le chapitre de Vannes dévoile un Yguinel en 1387 suivi d'un Yguiniel et Inguiniel en 1516
Le Flohic, en 1996, notant que le bourg est situé sur une hauteur, proposait l'évolution d'un Dun Ewl signalant un lieu fortifié et étayait son hypothèse par l'évolution du toponyme Dineault dont Dun Ewl était la forme originelle. - Inzinzac-Lochrist - Zinzag-Lokrist
Inzinzac-Lochrist est une commune formée par quatre entités: Inzinzac, Lochrist, Penquesten et Kerglaw.
Inzinzac, en breton Zinzag, est attesté en 1387 dans les archives du Chapitre de Vannes sous la forme Disinsac. Comme tous les toponymes se terminant en -ac, Inzinzac dérive certainement du nom d'un domaine gallo-romain originel dont le propriétaire devait être un certain Dicinius, gentilice latin que l'on retrouvait aussi en Ombrie et Étrurie.
Lochrist nous est dévoilé en 1277 dans le cartulaire de l'Abbaye de la Joie avec un Locus Christi aussi retrouvé en 1385 avec un Saint-Crist. Toujours cette abbaye nous livre un Prioratus Santœ-Crucis de Loco Christi en 1455. - Josselin - Josilin
Josselin, en breton Josilin et Joçlign en gallo, est attesté en 1080 dans le cartulaire de Redon qui - Castrum et castellum de Goscelini - signale par celà l'existence du château et de la place forte. Nous retrouvons en 1129 la même appellation - Castellanum Joscelini - dans les archives du Prieuré de Saint-Martin situé à Josselin même ; ce même prieuré qui nous fait connaître un Castrum Guoscelini en 1129 puis un Castellanum Jocelini toujours au XII° siècle.
Josselin est le nom de celui qui bâtit le château du même nom. Ce Josselin était un des fils de Guethénoc, comte du Poher, ayant vécu de l'an 998 à l'an 1040. - Kerfourn - Kerforn
Kerfourn, en breton Kerforn, est attesté en 1461 dans les archives du Duché de Rohan-Chabot sous sa forme bretonne Kerforn.
Kerforn - Kerfourn signale simplement l'existence d'un village ayant un four ; four suffisamment caractéristique, important ou rare à l'époque, pour désigner ces lieux sans erreur possible.
Si actuellement nous utilisons le four aisément, le chauffer, à l'époque, était chose difficile et coûteuse: la dépense en bois étant importante, cela expliquant aussi les crêpes ! - Kergrist - Kergrist
Kergrist, en breton Kergrist, signifie La maison du Christ de Ker - ar ger signifiant maison, la maison. Kergrist est attesté en 1205 sous la forme Guercrist et la compréhension de ce toponyme se fait sans difficulté.
Il est intéressant de se poser question concernant ce toponyme et cette question est: Pourquoi une maison du Christ ?
Est-ce une chapelle installée dans une maison ordinaire ?
Est-ce la demeure d'un homme si pieux et chrétien qu'il fut comparé au Christ ?
Le souffle des ans a emporté toutes les réponses... - Kernascléden - Kernaskledenn
Kernascléden, en breton Kernaskledenn, est signalé en 1428 sous la forme Kernasteden puis Kernastreden en 1430. Les premières formes attestées en breton - cela ne signifiant pas leur inexistence, date de 1902 avec un Kerasen.
Certains expliqueraient ce toponyme via un Askleudewn = écluse ; cette liaison nous semble erronée car une écluse aurait laissé trace tout comme l'explication passant par askloeden = copeau de bois qui aurait vite disparu... - Kervignac - Kervignag
Kervignac, en breton Kervignag, est attesté dès le VI° siècle dans le cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix à Quimperlé sous la forme latine Plebs Veneaca puis Chevernac. En 1279, nous retrouvons la paroisse de Kervignac dans les archives de l'Abbaye de la Joie en Hennebont sous la forme Kerveniac, Parrocha mais aussi Creveniac.
Parmi les formes anciennes, signalons aussi le Kaervinyac du Capitre de Vannes apparaissant en 1387, puis le Querviniac de 1387; suivi d'un Querveniac en 1422 puis du Quivinyac de 1505, tous visible dans les archives du Chapitre de Vannes.
Ce toponyme, que nous voyons régulièrement en Bretagne, signifie le village ou la ferme où pousse de la vigne et qui produit du vin ; en breton, Gwini = vignes et Gwinienn = vigne. - Keryado - Keriadoù
Keryado, en breton Keriadoù, ancienne commune du Morbihan, ne laisse traces dans les vieux documents et n'est cité qu'en 1815.
Cet ancien écart de Plœmeur se rapproche du Keriad breton, et rappelle un ensemble de maisons, un écart, un hameau et ses constructions. Pendant longtemps, la commune, actuellement quartier de Lorient, voyait son habitat plutôt construit le long de l'actuelle rue de Belgique. - La Chapelle-Caro - Chapel-Karozh
Ce toponyme composé provient de la famille de La Chapelle pour sa première partie.
Quant à Caro, en breton Karozh, il est donné pour avoir le sens de Karv, ar c'harv - substantif masculin prononcé Karo - et signifiant le cerf. Ce sens se retrouve signifié dans les armoiries de la commune. La Chapelle permettait de différencier les terres de cette seigneurie de celles de Karozh - Caro.
Nous n'avons retrouvé aucune forme ancienne pour ce toponyme. - La Chapelle-Gaceline - Ar Chapel-Wagelin
La Chapelle-Gaceline, en breton Ar Chapel-Wagelin, est probablement la chapelle privée d'une dame ou demoiselle Gaceline - prénom du Moyen-Âge - qui est signalée dans le Cartulaire de Redon en 1029 sous la forme Uuaceline.
Il existe peu de formes anciennes pour ce toponyme de Bretagne. Nous voyons un La Chapelle Gasceline en 1340 puis un La Chapelle Gasseline en 1740. - La Chapelle-Neuve - 56 - Ar Chapel-Nevez
La Chapelle-Neuve, en breton Ar Chapel Nevez, est un démenbrement de Plumelin.
La commune doit son nom à une chapelle nouvellement construite par rapport aux autres chapelles environnantes et appartenant à la confrérie du Saint Sacrement ; confrérie que l'on retrouve un peu partout en Bretagne dont, entre autre, à Saint-Caradec.
C'est 1847-1848 que La Chapelle-Neuve est détachée de la paroisse de Plumelin ; elle sera érigée en commune en 1867.
Nous n'avons retrouvé aucune forme ancienne pour ce toponyme. - La Croix-Hélléan - Ar Groez-Helean
La Croix-Hélléan, en breton Ar Groez-Helean, est attesté vers 1350.
Le XV° siècle, voyant ce toponyme en latin sous la forme Crux Heleana, est attesté dans le pouillé de Tours.
Le mot latin Crux pouvant être une Croix ou un gibet, ce lieu voyait-il le réjouissant gibet local, une croix remarquable, ou un simple croisement routier ?
La Croix-Hélléan, prieuré dépendant de l'Abbaye de Saint-Jean-des-Prés, nous ferait pencher pour une Croix et non un gibet, d'ailleurs non signalé.
La Croix-Hélléan présente quelques formes toponymiques anciennes dès l'année 1350 avec un La Croeiz que nous retrouvons au XV° siècle avec ce significatif Crux Heleana qui deviend La Croix Helen le siècle suivant. L'année 1731 nous dévoile un La Croix Heliant. - La Gacilly - Gazilieg
La Gacilly, en breton Gazilieg et La Gaçilhë pour la lagnue gallèse, offre plusieurs hypothèses.
Soit ce toponyme dérive de Liskily - Lez Kily ? - un ancien village de la commune, ou provient de Gasselet voyant Gua- relier ce toponyme à des marécages. Le mot Gwazh existe d'ailleurs toujours en breton et signifie marécage, pré marécageux.
Ce toponyme est attesté en l'an 1340 sous la forme La Gacille, que nous retrouverons en 1405 sous la forme La Gazilli puis en 1516 avec un La Gatcyly. - La Grée-Saint-Laurent - Ar C'havr-Sant-Laorañs
La Grée-Saint-Laurent, en breton Ar C'hrav-Sant-Laorañs, doit une partie de son toponyme à Saint Laurent de Rome qui est le saint patron de la commune et de l'église paroissiale. Saint Laurent de Rome est un martyr ; il tient donc une palme du martyre. Ayant été condamné à la mort sur un gril, il voit cet instrument comme signe distinctif principal et peut être accompagné par d'autres objets. Il porte souvent une dalmatique.
Grée dériverait du latin Grada = pente ; en breton, nous retrouvons le mot Grav - prononcé Grao, signifiant côte, pente ascendante, colline pierreuse.
Nous n'avons de formes anciennes pour ce toponyme. - La Roche-Bernard - Ar Roc'h-Bernez
La Roche-Bernard, en breton Ar Roc'h-Bernez, est attesté pour la première fois dans les Preuves de Dom Moriceconnue qui signale ce toponyme en l'an 1026 sous sa forme latine Rocha Bernardi. Le Cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon nous offre ce toponyme en 1252 avec un Rupes Bernardi, castellum ; nous le retrouverons dans source identique avec un Roca Bernardi en 1160.
Comprendre ce toponyme ne pose aucune difficulté: il est liée à cette roche marquante et caractéristique sur les bords de Vilaine, ainsi qu'à un certain Bernard, premier seigneur connu du lieu. - La Trinité-Porhoet - An-Drinded-Porc'hoet
La Trinité-Porhoet, en breton An Drinded-Porc'hoed, est attesté en 1163 sous la forme Sanctae Trinitatis de Porhoit dans le cartulaire de Redon. Nous retrouvons ce toponyme dans les archives du duché de Rohan-Chabot en 1251 sous la forme Villa de Trinitate.
La Trinité-Porhoet est placée sous la protection de la Sainte Trinité chrétienne représentant le Père, le Fils et Saint-Esprit. La forme de 1251 rappelle que ce topoyme peut être lié à l'existence d'une villa gallo-romaine. Les formes anciennes de Porhoet se retrouvent en Pourhoet, Poutrecoet, Potrocoet, ... et semblerait dériver du latin Pagus trans Sylvam, le pays à travers la forêt... - La Trinité-sur-Mer - An Drinded-Karnag
An Drinded-Karnag, La Trinité-sur-Mer en français, tire son nom de l'ancienne chapelle du village qui, avant 1864, s'appelait encore Lokeltaz - Locqueltas, lieu sacré de Gweltas, Gildas, signalé sous cette forme en 1750 pour la première fois connue.
Le toponyme breton traduit en français donnerait La Trinité-Carnac. An Drinded rappelle La Sainte Trinité des Chrétiens ; la commune lui doit son nom . - La Trinité-Surzur - An-Drinded-Surzhur
An Drinded-Surzhur a été francisé en La Trinité-Surzur.
Comme tous les toponymes existant sur le territoire français, les langues locles étant méprisées, les plus anciennes formes de ce toponyme sont en français et c'est en 1902 que la forme naturelle - en breton, est attestée dans les écrits. Le village est signalé au XVIII° siècle avec un La Trinité de la Lande puis en 1811, date signalant le bourg. Nous pourrons noter - sur les Cartes des Cassini, un La Trinité succ - succ étant abréviation reprise en 1815, puis l'utilisation de la forme actuelle en 1844. Surzur permet de différencier ce bourg des autres bourgs éponymes.
Il est aisé de comprendre le sens de cette Trinité qui fait référence à la Trinité Chrétienne. - La Vraie-Croix - Langroez
La Vraie-Croix, en breton Langroez, aurait pour origine une relique de la Sainte Croix ramenée de Terre Sainte, probablement par les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, présents en Bretagne. Ces moines-chevaliers possèdent alors des terres sur la commune et dépendent de la commanderie de Carentoir.
En breton, Langroez signifie La Lande de la Croix et est attesté en 1522 ; aussi en Hôpital de Sulniac, rappelant les origines de cette paroisse devenue commune. - Landaul - Landaol
En 1389, les archives du Duché de Rohan-Chabot voient le toponyme Landaul, en breton Landaol, cité pour la première fois connue en tant que paroisse sous la forme Landaule.
Nous retrouvons multiples autres formes anciennes pour ce toponyme que nous retrouvons dans les archives Rohan-Chabot ou le Chapitre de Vannes. Nous voyons donc Landaulle en 1427 et 1464, Landaule en 1448 et 1477, ainsi qu'en 1481, 1516 et 1536. Nous voyons aussi la forme Landaulle en 1427 ainsi que les formes Landaullen et Landaule en 1481 ainsi que la forme Landolele en 1630 et 1636.
Lann ne pose aucun problème et désigne un ermitage. Les études réalisées par François Falc'hun relient Landaol - Landaul à la racine -dol, désignant une île formée par les méandres d'un cours d'eau ; île originelle non localisée. - Landévant - Landevan
Les archives de l'Abbaye de la Joie à Hennebont attestent de l'existence de Landévant en 1437 sous la forme Lendévant, en breton, Landevan.
Nous trouvons de nombreuses formes anciennes dans les archives de l'Abbaye de la Joie, le cartulaire de l'Abbaye de Redon et les archives du Chapitre de Vannes. Si l'année 1330 nous dévoile un Landecvan, 1387 voit un Landevant, le XIV° siècle offre plusieurs Lendevant dont 1437. Les orthographes suivantes seront toutes sous la forme Landevant ; ainsi 1448, 1453, 1454, 1477, 1481, 1516, 1536. Remarquons en 1630, la forme Landenen.
Landevan - Landévant est formé d'un Lan-, que l'on retrouve dans des toponymes comme Landévennec, et qui rappelle l'existence d'un ermitage originel et d'un anthroponyme, ici probablement un Dyfan. - Lanester - Lannarstêr
Lanester, en breton Lannarstêr, signifie La lande de la rivière et est directement lié aux marais maritimes dont vous pouvez voir quelques reliques près du château du Diable, direction Caudan en longeant le Scorff, ou en allant vers Les Chantiers de Lanester. Avant les comblements, les rives du Scorff et du Blavet étaient pénétrées à intervalle régulier par la marée, slikkes et schorres se mélangaient alors dans un entrelacs infini et grandiose. Un village originel, Lann er Ster, situé au niveau de l'actuelle mairie, a donné son nom à l'actuelle commune.
C'est en 1815 que notre Lanester est signalé avec un Lanerster. - Langoélan - Lanwelan
Langoëlan, en breton Laoulan, est attesté dès 1268 dans les archives de l'abbaye de Bon-Repos où elle est déja signalée comme paroisse.
Le suffixe lann nous permet de dater la fondation de la paroisse au haut-moyen-âge. Lann est maintenant défini comme un lieu de culte chrétien, il s'agit aussi, à l'époque d'une entité locale bretonne christianisée en entité administrative religieuse. Elle est suivie par un anthroponyme Gwelan, saint ou pentiern - chef breton local - nous ne le savons pas.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes pour ce toponyme. Signalons les Langoelan de 1233, 1268, 1283, 1330, 1368, 1387 ainsi que les Langouelan de 1448, 1464, 1477, 1481 suivi des Langouellan de 1499, 1513, 1516, 1630 pour ne citer que quelques dates. - Langonnet - Langoned
Langonnet, en breton Langoned, est attesté au XI° siècle sous la forme Lanchunuett. Nous le retrouvons en 1161 sous la forme Langonio dans un manuscrit concernant l'Abbaye et en 1316 sous la forme Lenguenet. Plus tard, nous retrouverons des Lenguenet en 1301, Langonec et Langonio en 1368, 1516 et 1574, Langonet en 1516, et un premier Langonnet en 1536. Signalons le Langouet de 1630.
Langoned - Langonnet dérive de Lan- rappelant l'existence d'un ermitage originel en ces lieux et d'un anthroponyme Konoed, soit un saint gallois, soit un des disciples de Gwenole, fondateur de l'abbaye de Landévennec, soit un Pentiern remarquable. - Languidic - Langedig
Languidic, en breton Langedig, est signalé dans le cartulaire de l'Abbaye de la Joie, d'Hennebont, dès 1160 avec un Lankintic, eleemosina ; cet eleemosina étant mot latin désignant les aumônes. Ce toponyme se décompose en Lann ; utilisé comme radical, il est toujours suivi d'un nom de personne. Bien que souvent traduit en ermitage, ce mot a gardé son sens originel de village en gallois. Nous pensons que ces Lann font plus allusion au village qu'à l'ermitage ; christianisation de l'histoire faisant. Langedig - Languidic serait alors un village créé par un groupe d'émigrants bretons dont le penntiern - chef, aurait été un certain Kedig ou Kintig.
Nous connaissons plusieurs formes anciennes dont Landguendic et Landgedic en 1264, Languindic en 1291 et 1310, puis Languendic en 1313 et 1399 ; tous deux liés à l'Abbaye de la Joie. Les années 1282, 1387, 1453 et 1516 nous dévoilent des Languidic bien actuels. - Lanouée - Lannoez
Lanouée, en breton Lanouez, en gallo Lanouâ, est attesté en l'an 830 dans le cartulaire de Redon sous la forme latine Lanoes, plebs puis en 1082 sous la forme Lannois dans ce même cartulaire. Si l'année 1124 nous présente un Lanniou puis, en l'an 1130, un Lannois, nous découvrons un Lannoix en 1132 dans les archives du Preuré Saint-Martin de Josselin. L'année 1171 nous laisse lire un Lannois puis Lannoie en 1221. Paarmi les multiples témoignages anciens de ce toponyme, citons le Lanhoes de 1371 et le Lennoecs de 1630.
Lanouez - Lanouée est formé du radical Lan- désignant un ermitage - mais aussi une demeure dans un sens plus ancien, datant sans doute de l'arrivée des Bretons, et de Oez ou Ouez que l'on retrouve aussi dans le nom de famille Houé.
Sa signification nous est totalement inconnue et Wez était sans doute un pentiern ou homme de statut local remarquable. - Lantillac - Lantilieg
Lantillac, en breton Lantilieg, est attesté sous la forme Lentillac dans les archives du chapitre de Vannes en 1378. Nous trouvons aussi ce toponyme sous les formes Lantillac en 1387, Landillac en 1516 et Lentillac en 1553.
Les toponymistes, par le suffixe gallo-romain en -Ac penchent pour un toponyme dérivant d'un nom de domaine, dont le propriétaire s'appelait sans doute Lentillus. - Lanvaudan - Lanvodan
Lanvaudan, en breton Lanvodan, est attesté dans les archives de l'Abbaye de la Joie dès 1300 sous son actuelle forme francisée.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes, dont Lanvaudan en 1319, 1387, 1516, 1815 et XIX° siècle. Nous remarquerons Lenuodan, forme de 1630, et Lanmaudan, forme de 3127.
Ce toponyme dérive de Lann signifiant ermitage qui peut être aussi compris au sens de maison, ermitage ou maison placé sous la protection de Maodez, devenu saint dont les hauts faits et gestes ne sont plus à démontrer.
Beaucoup de lieux en Bretagne ont été christianisés et il est aussi probable que ces saints multiples ne furent que des chefs bretons, appelés Pentiern. - Lanvénégen - Lannejenn
Lanvénégen, en breton Lanejenn, est attesté en 1536 sous la forme Languenegean. Le Lan breton est un lieu consacré à un saint personnage qui, dans ce cas, serait une certain Guénégan. Ses hauts faits nous étant totalement inconnus, nous n'irons plus loin dans sa biographie.
Multiples saints bretons sont très certainement des chefs bretons, pentiern, qui ont marqué leur territoire en lui laissant leur nom. La christianisation, faisant feu de tous bois, les aura béatifiés dans son intérêt et les multiples lann, probablement entités administratives, se sont mués en ermitages innombrables habités par quelques saints personnages bien utiles.
Nous ne retrouvons que peu de formes anciennes pour ce toponyme. Outre la forme de 1536, nous n'avons qu'un Lenmenezen en 1630. - Larmor-Baden - An Arvor-Baden
Larmor-Baden, en breton An Arvor-Baden, est attesté en français pour l'année 1401 ; nous retrouvons alors une information concernant Notre Dame de Larmor. Le toponyme du lieu devait être autre car il est signalé avec un Guendur et Guendut au XV° siècle, un Kerloix = la maison de Louis au XVI° siècle, appellation que nous retrouverons de manière récurrente au cours des années.
Signalons les formes anciennes L'Armor, Gueredut, Larmor et Kerloës au XVII° siècle, Gueredus ou Larmor et Er Guer u XVIII° siècle.
Le nom de la commune a été fixé et décidé lors de sa création en 1924. - Larmor-Plage - An Arvor
Larmor-Plage, en breton An Arvor, doit son toponyme à son église, Itron Varia an Arvor - Notre Dame de Larmor. An Arvor - l'Armor en français, est la facette maritime de la Bretagne ; l'autre facette du pays est An Argoat - l'Argoat en français. L'Argoat est tout ce qui n'est pas de l'Arvor.
L'Église, monument le plus ancien de la commune, est signalé en 1430 avec un Locmaria Annarvor. - Larré - Lare
Larré, en breton Lare et Lâré en gallo, est attesté en 1387 sous l'orthographe Lare, utilisée actuellement en breton. C'est en l'an 849 que ce toponyme est attesté pour la première fois connue ; nous le retrouvons dans le cartulaire de Redon sous la forme Alurit, pons signalant l'existence du pont de Larré.
Le Chapitre de Vannes nous offrira autres formes anciennes pour ce toponyme avec un Lare en 1330, 1387 et 1516. L'année 1387 nous dévoile aussi un Larre très actuel. Ce toponyme reste d'une grande stabilité orthographique et, d'après certains toponymistes, dériverait d'un village du nom de Lez an Are = la cour de l'Arré ; peut-être cour liée à notre Alurit . Par contre, ayant lu que ce toponyme dérivait du mot basque Larre = lande, nous ne pouvons que sourire devant une explication totalement farfelue.
Lire le Cartulaire de Redon nous permet de comprendre que le toponyme originel est lié à un certain Alurit. Ce nom apparaît dans le Cartulaire en spécifiant qu'Alurit fait un prêt gagé sur une terre à Catmoet en cette belle année 849. - Lauzach - Laozag
Lauzach, en breton Lauzac'h avec un C'H prononcé comme le CH du nach allemand, est attesté dans les archives du Chapitre de Vannes en l'an 1330 sous la graphie Lausa ; le breton vannetais ne prononcant quasiment pas le C'H expliquant cette orthographe. 1387 voit un Lauza qui se maintiendra avec régularité dans les écrits connus ; ce n'est que l'année 1823 qui voit appraître un Lauzach.
Certains souhaiteraient faire dériver ce toponyme, d'une manière rapide, d'un Loc Jacq mais les formes anciennes éliminent cette explication. Nous pencherions plutôt pour l'hypothèse de Job Jaffré, journaliste au disparu journal La Liberté du Morbihan et fin toponymiste lorientais, qui faisait dériver ce toponyme du mot breton Ozac'h, an Ozac'h, le mari mais aussi homme habile et courageux ; peut-etre un remarquable Pentiern, chef breton, qui aura laissé son souvenir en ces lieux. - Le Bono - Ar Bonoù
Le Bono dérive du Breton Ar Bonoù. Certains lient ce toponyme au nom des jardinets du village ; Bon - prononcer bonne - Bonoù au pluriel, substantif masculin, signifie borne, bornes et, sans doute, est-il possible de trouver là, le sens de ce toponyme. Nous pourrons faire un rapprochement avec Ambon, autre commune du Morbihan.
Ar Bonoù - Le Bono apparaît très tardivement dans les écrits car nous n'en trouvons trace qu'en 1815 sous sa forme actuelle. - Le Cours - Ar C'hour
Le Cours, en breton Ar C'hourz, brille par son absence dans les écrits du passé. Nous retrouvons en 1427 un actuel Le Cours puis une Frairie du Cours en 1718.
La commune est un démembrement de Molac et est officiellement née le 14 mars 1932. Le nom de la commune dérive de ce qui était appelé le Cours de Molac par le passé. - Le Croisty - Ar C'hroesti
Le Croisty, en breton Ar C'hroesti avec un C'H prononcé comme le CH> du nach allemand, est attesté en l'an 1030 avec un Croasti in Prisiac que nous retrouvons en 1191 avec un Croasti ; tous deux dans le cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix en Quimperlé. le Chapitre de Vannes nous dévoile un Croesti en 1387.
Ce toponyme est aisé à comprendre et dérive de Kroaz, ar C'hroaz la croix, et Ti, an Ti la maison. Le toponyme rappelle donc rappelle l'existence d'une maison remarquable et située près d'une croix, ou ayant une croix intégrée à ses murs, façade ou pignons. - Le Faouët - Ar Faoued
Le Faouet est attesté en 1160 avec un Fou, eleemosina ; avec le mot latin ĕlĕēmŏsўna = aumône. Nous le retrouvons dans le procès en canonisation de Sant Erwan - Saint Yves, en 1330 sous la forme Fauet et, cela permettant une exacte interprétation de ce toponyme, sous la forme latine Fagetum en 1368 et 1405. C'est encore sous cette forme que nous voyons ce toponyme dans le cartulaire de l'Abbaye de Redon au XIV° siècle
Le Faouet signifie La Hêtraie, le lieu planté de hêtres. Ce toponyme, Ar Faoued en breton, dérive de Faou - le hêtre ; -Eg étant suffixe signifiant le lieu où mais aussi la langue - Gall - Français, Galleg - la langue française, Brezhon - breton, Brezhoneg - la langue bretonne... - Le Guerno - Ar Gwernoù
Le Guerno, en breton Ar Gwernoù, est attesté en l'an 1160 avec un Guernou, eleemosina latin et significatif. Ce toponyme dérive du breton Gwern, pluriel Gwernoù qui, ici utilisé an puriel, rappelle les multiples marais existant autrefois en ce lieu.
Eleemosina est mot latin signifiant aumônes, aumônerie. L'année 1669 nous informe sur l'existence d'une Église tréviale au Guerno. - Le Hézo - Hezoù
Le Hézo, en breton Hezoù, serait à rapprocher de Hez provenant du vieux-breton Hed et signifiant pacifique, calme, tranquille, satisfait. Ce mot se retrouve aussi dans le Lannezec - de 1426 - devenu Lannec de nos jours - commune de Landrevarzec, Finistère, ou à Bubry, Morbihan.
Nous retrouvons en 1242 la forme ancienne de Hoaizo ; puis Le Heso en 1475 ; signalons ce Lhuegou en 1630.
-où, en breton, est la marque du pluriel. - Le Roc-Saint-André - Roz-Sant-Andrev
Le Roc-Saint-André, en breton Roz-Sant-Andrev, est le nom d'une chapelle, la chapelle du Roz construite sur un roc dédié à Saint André. Saint André, frère de Pierre, pêcheur, apôtre et premier pape. Le culte de Saint André se développa dès le V° siècle. De son berceau méditérrannéen, ce culte de développa vers l'Europe.
Le Roc-Saint-André était connu sous le nom de Le Rotz au XV° siècle ; cette attestation spécifiant l'existence de la Chapelle consacrée au Saint. - Le Saint - Ar Sent
Il semble que Le Saint, en breton Ar Sent, soit lié à l'implantation des moines de Landévénnec dans cette région, au cœur du pays Chtou.
Arrivés dès le V° siècle, ils auraient défriché ces terres pour y bâtir un lieu consacré à Saint Gwenolé; ce toponyme consacrant leur travail. Nous retrouvons la première mention connue de ce toponyme en 1426 avec un Sent correspondant à la forme bretonne du toponyme. - Le Sourn - Ar Sorn
Le Sourn, en breton Ar Sorn, est attesté en 1814 sous la forme Sournes, puis Les Sournes en 1847.
Ce toponyme reste assez obscur et, cela sous toutes réserves, rappellerait les nombreux affleurements rocheux suprésents sur la commune. - Le Tour-du-Parc - Tro-Park
Le Tour-du-Parc, en breton Tro-Park, est attesté dès 1543 sous la forme Troenparc.
Le Tour-du-Parc est une ancienne frairie - le Trev breton - de Sarzeau et érigée en commune en 1864.
Cette commune tire son toponyme de l'ancien parc du château de Suscinio qui dépend maintenant de la commune de ce bien agréable Sarzeau. - Les Forges - Ar Govelioù
Nos recherches ne nous ont donné aucune forme ancienne pour ce toponyme.
Les Forges, en breton Ar Govelioù et Lèz forch en gallo, sont nées des Forges de Lanouée dont la commune est un démembrement.
Ce toponyme ne laisse ausun doute sur sa compréhension par tous. - Les Fougerêts - Felgerieg-al-Lann
Les Fougerêts, en breton Felgerieg-al-Lann et Lé Foujraï pour la langue gallèse, provient du latin Filgeriaca et se déformera au cours des siècles pour devenir ce Fougerêts que nous connaissons actuellement. Sans doute, à l'origine, un lieu voyant fougères pousser allègrement et suffisamment carctéristiques pour y laisser nom.
Au fil des siècles, nous retrouvons un Feugeres en 1340 dans les archives du Chapitre de Vannes, puis un Fougeray en 1387, suivi d'un Les Fougerets dans les archives du château de Castellan et daté de l'an 1476. L'année 1516 nous fournit aussi un Les Fougeretz.
Nous pourrions rapprocher ce toponyme de celui de Fougères. Notons aussi qu'en breton, fougères se dit raden, mot que l'on retrouve dans le toponyme Radenac. - Lignol - An Ignol
Lignol, en breton An ignol, est attesté en l'an 1304 et 1345 dans les archives du Chapitre de Vannes sous forme identique à celle du français actuel. Nous retrouverons en 1327 et dans mêmes archives une forme Lingnol et pouvons remarquer une grande stabilité de ce toponyme à travers les âges avec les Lignoll de 1387 et 1418. Signalons en 1630 un Mimor lege Ninior particulièrement étonnant. Il existe plusieurs toponymes bretons ou non mais identiques, dont un Ploéren et un Lignol-le-Château dans l'Aube.
Ce toponyme semble être lié au lin - Linum usitatissimum qui prospérait en Bretagne jusqu'au XIX° siècle ; les toiles de Bretagne étaient très prisées à l'International et connaissent un certain renouveau. - Limerzel - Limerzher
Limerzel, en breton Lizmerzher et en gallo Limèrzë, est attesté en 1272 et 1273 avec un Ylismerzer vulgo Limerzel. Nous retrouvons ce toponyme dans les archives du Chapitre de Vannes avec un Ecclesia Martyrum en 1387 et un Lezmerzer en 1422. Nous pouvons lire ce toponyme en 1453-1454 avec un Ecclesie Martyrum dans un document concernant la canonisation de Saint Vincent Ferrer. L'Église est signalée en 1516 avec un Ecclesia Martyrum alias Lismerzel et signalés dans les archives du Chapitre de Vannes.
La forme de l'année 1272 est intéressante avec son Ylismerzer que nous lirions actuellement en Iliz ar Merzher, église du martyr, qui est corroborée en 1516 par cet Ecclesia Martyrum alias Lismerzel. Si l'année 1630 nous présente un Limerzech, 1654 nous donne un Limerzer et 1709 un actuel Limerzel.
Il est intéressant de noter la forme latine Ecclesia Martyrum parlant de martyrs au pluriel et la forme bretonne Ylismerzer utilisée au singulier.
Saint Sixte et Saint Laurent, ou l'un, ou l'autre, ou un autre - peut-être Salaün - Salomon, Roi de Bretagne ?
Les vents de l'Histoire seuls connaissent la Vérité... - Lizio - Lizioù
Lizio, idem en gallo et Lizioù en breton, semble provenir de Lez = la cour, demeure seigneuriale, ici au pluriel avec ce -ioù qui le marque. Nous aurions donc des cours seigneuriales, mais lesquelles ?
Les formes anciennes de ce nom de lieu font défaut et nous ne connaissons qu'une seule attestation fiable de ce toponyme avec un lisou en 1427.
Certains feraient provenir Lizioù - Lizio de la Fleurdelys (sans faute orthographique) du Royaume de France. Cette hypothèses est farfelue car sans lien avec l'environnement qui vit naître ce toponyme. - Locmalo - Lokmac'hloù
Lokmac'hloù, que les francisants connaissent sous le nom de Locmalo, est attesté en l'an 1160 avec un Loco Sancti Maclovii, hospitale latin qui est significatif et que nous retrouvons en 1377 dans les archives du Duché de Rohan-Chabot avec un Locmallou. Les années se succcédant verront un Locmalo en 1387, 1401, 1418, 1841, mais aussi un Locmalou en 1411 et 1424 alors que 1427 dévoilera un Locmoelou puis un Locmato en 1630 qui sera suivi d'un Lamato en 1654.
Ce toponyme rappelle l'existence d'un lieu sanctifié et dédié à Sant Mach'lou - Saint Maclou que vous ne confondrez pas avec Saint Malo dont les hauts faits et gestes sont totalement différents. - Locmaria - Lokmaria-ar-Gerveur
Lokmaria-ar-Gerveur, francisé en Locmaria, est attesté relativement tardivement dans les écrits connus à ce jour car nous ne trouvons ce toponyme qu'en l'an 1763 avec un simple Loumaria.
Lokmaria-ar-Gerveur est aisé à comprendre et dérive de Lok- désignant un lieu sanctifié, en breton, et Maria qui est le nom de Marie dans cette même langue. Locmaria est donc un lieu dédié à la Vierge Marie. En breton, ar Gerveur permet de différencier ce toponyme de Lokmaria-Gregam - Locmaria-Grandchamp situé dans le même département. - Locmaria-Grand-Champ - Lokmaria-Gregam
Lokmria-Gregam, Locmaria-Grand-champ en français, est attesté tardivement car nous ne trouvons ce toponyme qu'en l'an 1553-1554 avec un simple Locmaria identique au toponyme francisé actuel. En 1739; il est attesté que ce Locmaria est une trève.
Lokmaria-Gregam - Locmaria-Grand-champ est aisé à comprendre et dérive de Lok-, lieu sanctifié, en breton, et Maria qui est le nom de Marie dans cette même langue. - Locmariaquer - Lokmaria-Kaer
- Beau, en breton, se dit Kaer.
- Lok, en ancien breton, est un lieu, endroit sanctifié, à ne pas confondre avec Loc'h qui est une lagune.
- Maria, nous vous laissons deviner et...
...Mon tout est une commune de Bretagne !
Si vous traduisez par un Beau Lieu dédié à Marie, vous avez gagné le droit d'y aller !
En breton, Locmariaquer se dit Lokmaria-kaer.
Le cartulaire de Redon nous cite un Kaer en 856 puis Caer en 859. L'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé nous laisse voir un Loc-Maria-Kaer en 1082 puis un Parrochia de Kaer en 1082 dans les archives de la Sénéchaussé d'Auray. La Chartreuse d'Auray nous dévoile un Locmaria-en-Ker pour l'année 1572. - Locminé - Logunec'h
Locminé, en breton Logunec'h, dérive de Loc'h = oratoire, ermitage, lieu sanctifié, et Manac'h, pluriel Menec'h - moine, moines.
Noté Loch Menech in Moriaco en 1008, ce toponyme signifie donc Oratoire des moines et rappelle l'existence d'une communauté monastique ayant existé en ces lieux. Les archives du Duché de Rohan-Chabot nous permet de découvrir un Locmene en 1272 qui sera aussi en 1273, en 1387 et un Lomenech en 1406. Le Chapitre de Vannes nous laissera voir un Loco Monaschorum en 1453. Les années suivantes nous permettent de découvrir un Lomenech en 1464, un Lomine en 1489, un Lochmine et Lochmene en 1516, un Louh Minech et Loch Minec en 1552, un Locmene en 1553, un Lommé en 1630, un Locmenech en 1636 ainsi qu'un Lominé en 1731 et 1779. - Locmiquélic - Lokmikaelig
Locmiquélic, en breton Lokmikaelig, provient de Mikael - Michel, et Lok, le monastère ; -ig étant diminutif.
Lokmikaelig est donc un lieu de culte dévolu à Saint Michel.
Le diminutif est sans doute lié à la présence, au milieu de la rade lorientaise, sur l'île de Tanguethen dite île Saint Michel, d'un ancien prieuré dédié à ce saint.
Tanguethen était, avant le christianisme, haut-lieu de culte des morts attesté par un tumulus maintenant ruiné ; le prieuré consacré à Saint Michel y terrassait le dragon du paganisme. - Locoal-Mendon - Lokoal-Mendon
Locoal-Mendon, en breton Lokoal-Mendon, rappelle le nom de Goal qui, ermite et saint homme ou, plus probablement, chef breton. Locoal est donc le lieu de Goal, propriété ou terre de Goal.
Mendon formé de Dun, lieu fortifié que vous retrouvez dans London, Lugdun - Lyon, Oudun et nombreux autres toponymes. Men pourrait provenir de Mina - petit ou, autre hypothèse, de Minihy, le territoire autour de que l'on retrouve dans le toponyme Minihy-Tréguier.
Autrefois presqu'île, Locoal est attesté en 1037 dans cartulaire de Redon où nous la retrouvons sous le nom Locus Sancti-Guituali, insula ; nous le retrouvosn dans le chapitre de Vannes avec un Sanctus Gudualus. - Locqueltas - Lokeltaz
Lokeltaz perd de sa saveur quand il est francisé sous le nom de Locqueltas et prononcé à la française.
Ce toponyme semble tardivement attesté, seulement en l'an 1809, avec un Locqueltas et Loqueltas puis, en 1851, un autre Locqueltas.
Lokeltaz - Locqueltas serait un lieu sanctifié et consacré à Sant Gweltas - Saint Gildas qui fit tant de bonnes choses et actes extraordinaires en la région. - Lorient - An Oriant
Lorient, en breton An Oriant, doit son toponyme à cet Orient lointain qui voyait les navires de la Compagnie des Indes appareiller en ces lieux pour cette destination périlleuse.
Les gens parlant du port de L'Orient qui deviendra L'Orient, puis supprimant l'apostrophe contrairement au breton, ce Lorient que nous connaissons actuellement. - Loyat - Louad
Louad, que les francisants connaissent sous le nom de Loyat, est attesté dès l'année 1066 dans les écrits connus sous la forme Loiat, plebs ; ce toponyme se retrouve cité dans une donation faite par Josselin de Porhoët à l'Abbaye de Redon et est intégrée dans le cartulaire de cette Abbaye. Nous le retrouvons sous des formes proches dont un Loueat en 1408 dans les archives du château de Loyat et signalons aussi un Louyeat en 1439 dans la fabrique de Taupont. Loueat en 1408 et 1412, Loyal en 1630 sont d'autres formes anciennes connues.
Il semblerait, mais ceci sous toutes réserves que ce toponyme dérive d'un anthroponyme latin Loyatus. - Malansac - Malañseg
Malañseg, que les francisants connaissent sous le nom de Malansac, est attesté dès l'année 847 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme Malansac Plebs, et que l'on retrouve quelques années après, en 857, sous la forme Malanzac puis, en 1051, un Malenzac aussi dans le caartulaire. L'année 1160 nous fait connaître un Mallechac, ellemosina rappelant que ce lieu fait l'aumône et soigne les malheureux. Le XII° siècle nous divulgue un Malenczac dans le cartulaire redonnais, et nous retrouverons un Malenchac en 1272 dans les archives du Prieuré de la Madeleine de Malestroit. Le chapitre de Vannes nous présente un Malenzac en 1387.
Le suffixe en -ac signale une création gallo-romaine et ce toponyme dériverait de l'anthroponyme d'un certain Malentius ; probablement le fondateur de la villa gallo-romaine originelle qui aura été à l'origine de la création de cette paroisse devenue commune. - Malestroit - Malastred
Malestroit, en breton Malastred et Maltrë en langue gallèse, est attesté au XI° siècle puis l'année 1131 dans les archives du Prieuré Saint-Martin de Josselin sous la forme Malestrictum, et que nous revoyons en l'an 1127 avec un Malertritus. Cette année 1131 nous laisse aussi voir un Malestret dans le Cartulaire de Redon. 1259 nous montre aussi un Castellum Malestricti dans les papiers du Prueré de la madeleine à Malestroit.
Les formes anciennes sont nombreuses et nous avons un Malertritus en 1127, un Malestrici en 1130, un de Malestricto en 1164, un Malestret en 1184, 1187 et 1309, un Malastritum dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux en 1316, un Malestreitum en 1330, un premier Malestroit en 1387 et 1516 puis un Malestricto en 1453.
Ce toponyme désignerait un mauvais gué, un mauvais passage avec le mot strictum = gué, passage étant du latin médiéval. - Malguénac - Malgeneg
Malgeneg, que les francisants connaissent sous le nom de Malguenac, est attesté dès l'année 1194 puis en 1221 avec un Malgenac. Les archives du Duché de Rohan-Chabot nous font découvrir un Melgennac en 1228 puis un Maelgannac en 1274 alors que l'Abbaye de Bon-Repos parle d'un Melguennec en 1301. Le témoignage du Duché de Rohan-Chabot montrant un Meoulguenac en 1314 puis Melguegnac en 1315 sont à signaler. L'Abbaye de Lanvaux signale un Melguengnac en 1482.
Ce toponyme semblerait dériver d'un anthroponyme celte, ou breton, Mael gwen que l'on pourrait traduire par Noble Chef, ou Noble Prince. - Marzan - Marzen
Le Marzen breton et Marzaun gallo sont devenu ce Marzan en français. Attesté en 895 dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme Marsin, plebs faisant référence à Saint Martin de Vertou, Marzan voit plusieurs formes anciennes dont Marsen dans les archives du Chapitre de Vannes en 1387.
Signalons aussi les Marsen de 1257, 1307, 1387 ; les Marzen de 1267, 1270, 1427, 1448, 1450, 143, 1464, 1477, 1481, 1514, 1669 et 1731. Il nous faut aussi remarquer le Mouzin de 1630 et Mauzin de 1654.
Martin - Marzhin en breton, est prononcé marzine dans cette langue et est toujours un nom de famille breton.
Après avoir évangélisé le nord Poitou et la Bretagne occidentale sud alors qu'il n'était pas encore prêtre, Martin de Vertou parti en pèlerinage à Rome pour mieux revenir dans sa région natale, le pays nantais, et y continuer son œuvre évangélique. - Mauron - Maoron
Le Maoron breton et gallo est devenu un français Mauron qui est attesté dès l'année 1152 avec une forme Mauron puis, en 1371, avec un Morron, villam fortem rappelant que le site était fortifié et un Morron la même année. Dès 1426 et 1441, nous découvrons des Mauron qui seront confirmés en 1513. Alors que 1477 nous découvre un Ecclesia de Mauronio, 1630 nous offre un Mouron.
Il semblerait que ce toponyme dérive d'un anthroponyme latin Maurius. Certains voudraient le faire dériver du nom d'un saint homme, Saint Mauron, mais il est peut-être aussi possible d'envisager un homme d'origine africaine ou à peau sombre en pensant au toponyme Camors lié à la présence de soldats maures.
Nous laissons l'interrogation ouverte... - Melrand - Mêlrant
Comme pour de nombreuses communes, certains souhaitent lier Melrand, en breton Mêlrant, à un saint personnage - ici Saint Méloir, mais traduire ce toponyme par Terroir de Méloir aurait probablement donné un Rann Mel. D'autres hypothèses décomposent ce toponyme en Rann = coin, partie, lot - toujours utilisé en breton comme dans Rannvro = région, terroir - et Mel pouvant provenir de Mael, prénom breton signifiant guerrier, prince, disciple.
C'est en 1125 sue ce toponyme apparaît pour la première fois connue, dans un acte de donation du Vicomte de Porhoët à son frère Alain ; nous trouvons le toponyme Melran. En 1184, citant autre donation, les Preuves de Dom Morice nous dévoilent un Mealrant que nous devrions lire Maelrant et que nous retrouverons en 1221 avec la même erreur. Les autres formes anciennes connues donnent des Melrant en 1273, 1296, 1306, 1318, 1516. L'année 1301 nous laisse voir un Melerant puis un Melrand en 1387 suivi d'un Merlerant en 1467. Si 1636 donne un Meslerent, 1779 note un Melreand. - Ménéac - Menieg
Le Menieg breton fut francisé en Ménéac et est attesté dès l'année 1082 avec un Miniac, Plebs dans le Cartulaire de Redon ; toponyme que nous retrouverons en l'an 1130 avec un Miniaco de Porrehoit et Minicum dans les archives du Prieuré de Saint-Martin de Josselin. Les Preuves de Dom Morice nous signalent aussi un Miniac, Vicaria au XI° siècle ; confirmé par ce Prieuré avec le Miniachum de 1153. Si l'année 1149 nous dévoila un Meneat, puis un Minac en 1222, c'est en 1286 que nous verront notre premier Meneac, écrit sans l'accentuation car non encore utilisée. Nous retrouverons cette forme en 1453 alors que l'année 1371 nous fournissait un Menyac.
Menieg - Ménéac découlerait d'un Menezeg dérivé de Menez = colline, mamelon, et du suffixe -eg utilisé avec une notion de quantité, comme dans Radenac. Ce lieu aurait alors pu être une zone dont les collines ou mamelons aient des caractéristiques suffisantes pour être identifiées de tous ceux de la région sans erreur possible. - Merlevenez - Brelevenez
Merlevenez, Brelevenez en breton, signifie colline de la joie.
Ce toponyme, attesté dès 1367 et 1372 dans le cartulaire e l'Abbaye de la Joie avec un Breullevenez, provient de Bre = colline et Levenez, al Levenez = la Joie, toujours utilisé en breton contemporain ayant même sens. Toujours dans source identique, nous trouvons un Brélevenez en 1385 et Meurlevenez en 1498.
Brelevenez - Merlevenez serait donc une colline de la joie, du bonheur ou un Mont Joie.
Pourquoi ce toponyme ? Est-il lié à fait religieux où un espace sécurisé et renforcé permettant abri, joie spirituelle ou est-il préchrétien ? - Meslan - Mêlann
Mêlann, que les francisants connaissent sous le nom de Meslan, est attesté dès l'année 1282 sous la forme Meltan et Mezlan , forme qui restera stable tout au long des siècles.
Mêlann - Meslan semble dériver de Medio, milieu, et Lano, plaine ; Mêlann - Meslan serait donc la plaine centrale, ce qui serait corroboré par la morphologie de la région immédiate. - Meucon - Meukon
Meukon, que les francisants connaissent sous le nom de Meucon, est attesté dès l'année 1275 sous la forme Montgonne dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux et que nous retrouvons sous la forme Moncon en 1387 dans les archives du Chapitre de Vannes puis, en 1454, sous la forme Montcon lors de la canonisation de Saint Vincent-Ferrier. Les autres formes connues sont Mautcon en 1516 et Merucon en 1630.
Hervé Abalain, toponymiste, donne le sens de mont élevé à ce toponyme. - Missiriac - Megerieg
Ce Megerieg breton et Mis·ria en langue gallèse, que les francisants connaissent sous le nom de Missiriac, est attesté dès l'année 1030 avec un Miceriac, parrochia que l'on peut lire dans les archives du Prieuré de la Madeleine à Malestroit, puis un Miciriacum en l'an 1130. Nous retrouverons un Miceriac en 1387 puis un Misseriac en 1432 suivi d'un Miseriac en 1446. C'est en 1453 que nous lirons notre premier Missiriac qui apparaîtra sous la forme Missiriat en 1516.
Ce toponyme est d'origine gallo-romaine comme le signale son suffixe -ac et dérive de l'anthroponyme Missirius. - Mohon - Mozhon
Le Mo·on le langue gallèse et Mozhon breton que les francisants connaissent sous le nom de Mohon, est attesté dans le Cartulaire de Redon dès l'année 872 avec un Moton. Au XI° siècle, en 1066, nous pourrons lire ce toponyme sous la forme Muthon puis Mochon, Vicaria dans les Preuves de Dom Morice. Nous connaissons d'autres formes anciennes dont la forme Mohon en 1171, 1201, 1240, 1241, 1248, 1251 ; dont la forme Mohum en 1179, Mehon en 1251 et 1427, Monhon en 1453 et 1513, Mouhon en 1491.
Les formes du XI° siècle nous donneraient une information sur la signification de ce toponyme qui peut être rapproché du mot breton Moc'h = porcs. Si le cochon, à notre époque ne jouit plus d'un grand respect, il n'en était pas pareil autrefois. Le porc était source importante d'alimentation carnée dans un monde où la viande était difficile d'accès ; il fallait chasser et le chasseur n'était pas sûr de ramener du gibier ! - Molac - Moulleg
Ce Moulleg breton et Moula en langue gallèse, que les francisants connaissent sous le nom de Molac, est attesté dès l'année 820 dans le Cartulaire de Redon sous sa forme latine Mullacum, plebs condita, puis dans ce même cartulaire, un autre Mulacum, Mullac en 850. Le Prieuré de la Madeleine, à Malestroit, nous fit voir un Mollach en 1116 et les Preuves de Dom Morice nous permet de connaître un Molac, eleemosina en 1160, nous rappelant que ce lieu prenait soin des malades. Le Prieuré de Saint-Martin de Josselin dévoile un Mollac au XII° siècle, un Moullac dans les archives du Chapitre de Vannes en 1387 puis Moulac en 1460 dans les archives du Duché de Rohan-Chabot.
Moulleg - Molac, comme son toponyme l'indique si bien, est toponyme d'origine gallo-romain dérivant de mel = colline, avec le suffixe -ac désignant un domaine gallo-romain. Moulleg - Molac serait donc le domaine sur la colline. - Monteneuf - Monteneg
Le français Monteneuf, en breton Monteneg et Montneu pour le gallo, nous pose problème car nous n'avons trouvé aucune trace de ce toponyme !
Peut-être comme pour la commune de Monterblanc peut-on envisager une étymologie liée à un nouveau monastère ; soit un mouster neuf. - Monterblanc - Sterwenn
Nous connaissons le Sterwenn breton qui fut francisé sous le nom de Monterblanc. Ce toponyme est attesté en 1455 sous la forme Monsterblanc, puis en 1514 Mousterblanc. Si 1536 nous dévoile un Moustouerblanc, le XVI° siècle nous offre un Moustoerblanc puis un Montouer-le-Blanc en 1654.
Ce toponyme se comprend en mouster = le monastère, et -blanc qui, si on se réfère à la langue bretonne, pourrait être compris non comme blanc mais aussi comme saint. - Monterrein - Mousterrin
Monterrein, Mousterrin en breton est connu sous la forme Montérein dans la langue gallèse.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes dont un Ecclesia de Mousterin et Mousterin lu dans le Cartulaire de Redon en 1187. La fabrique de Taupont nous laisse découvrir un Monterrin en 1426, 1439, 1459 et 1490. L'année 1630 nous laisse lire un Monterrain.
Ce toponyme semble provenir du latin Mons terrenus pour certain et ferait allusion à un tumulus proche. - Montertelot - Mousterdelav
Montertelot, connu en gallo avec un Montèŕtlot et par le breton Mousterdelav - avec un V prononcé O, est attesté en 1330 puis en 1426, 1441 et 1481 sous la forme Montertelo dans les archives du château de Kerfily. L'année 1490 nous offre un Montertello puis un Montertelor en 1630.
Ce lieu devait voir la présence d'un monastère - de taille inconnue mais certainement petit - consacré à Saint Télo. Saint Télo fut évêque de Llandaff, au Pays de Galles. Son culte a sans doute été importé par des missionnaires ayant traversé la Manche. - Moréac - Mourieg
Moréac, en breton Mourieg et gallo Mouria, est attesté en l'an 1008 dans les Preuves de Dom Morice - précisant aussi l'existence du monastère de Locminé ; ce toponyme y est écrit Moriacum. Toujours dans les Preuves, nous retrouvons notre nom de lieu en 1273 avec un Moreyac, parrochia puis Moreiac en 1280. Cette même année, l'Abbaye de Lanvaux nous fait connaître un Moréac que nous reverrons en 1387, 1427, 1440, 1448, 1464, 1477, 1481 et 1513.
Pour certains, Mourieg - Moréac serait un toponyme lié à la présence de garnisons romaines d'origine maure en ces lieux - n'oublions pas le toponyme Camors ; d'autres suggèrent un lieu avec le mot Meur - grand.
Nous penchons plutôt pour les maures... - Moustoir-Ac - Moustoer-Logunec'h
Moustoir-Ac, en breton Moustoer-Logunec'h, est attesté en l'an 1182 sous la forme latine Monster en Radenec que l'on retrouve dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux. L'existence, dès le XII° siècle, d'un monastère en ces lieux est donc certitude. Le chapitre de Vannes nous dévoilera un Moustoer-Radennac en 1387 qui sera confortée par le Moustoer-Radunac présent dans la Chapelle Notre-Dame-de-Béléan qui sera déformé en Moustoirac. Ce toponyme est une forme modifiée de Moustoer-Radeneg, en français Moustoir-Radenac, qui va devenir Moustoir-Ac par simplification.
Ce toponyme connaît de multiples formes anciennes. Signalons le Moustoer-Radennac en 1407, Moustouer Lochmene en 1516, Moustouer Louh Minech en 1552, Monstouer Radenac en 1570, Moustoir en 1644, Moustoir Locminé en 1652, puis Moustoir-Ac en 1834. - Moustoir-Remungol - Moustoer-Remengol
Moustoer-Remengol, que les francisants connaissent sous le nom de Moustoir-Remungol, est attesté en 1264 avec un Remugol aliàs Remungol, puis en 1273 avec un Remungol parrochia.
Si Moustoir est aisément compréhensible et correspond à un monastère de petite taille qui pour cette commune fut édifié au VI° siècle et détruit par les Normands quatre siècles plus tard.
Remungol reste totalement abscon et vouloir y donner le sens de Remed holl - remède à tout est plein d'humour. - Muzillac - Muzilheg
Muzillac, en breton Muzilheg et en gallo Muzilha, est attesté pour la première fois connue, en l'an 1120 sous la forme latine Musiliacum que l'on trouve dans le cartulaire de Redon. Dans ce même cartulaire, nous retrouverons ce toponyme sous la forme Musullac en 1123. Les Preuves de Dom Morice nous dévoilent un Musilac en 1250 puis un Musuillac en 1252 suivi d'un Mesuillac en 1281. Si les archives du Duché de Rohan-Chabot nous offrirent un Museillac en 1298, les archives de la commune de Vannes nous indiquent un Mezillac en XVI° siècle.
Muzilheg - Muzillac pourrait supposer une fondation gallo-romaine par sa terminaison en -ac. Certaines formes en Maez, avec un Mezillac au XVI°, pourrait pencher pour un rapport avec la campagne - maez ; nous n'irons pas plus loin dans les supputations. - Naizin - Neizin
En 1253, les archives de l'abbaye de Lanvaux voient la première apparition connue du toponyme Naizin que l'on connaît en breton sous la forme Neizin, prononcée Nein en breton vannetais, et qui, pour les archives de l'Abbaye de Lanvaux, y est notée Neidin.
Neizin - Naizin dérive du vieux-breton Nith signifiant lieu où l'on s'établit. La première forme de ce toponyme nous laissent penser que ce lieu où l'on s'établit devait être fortifié comme l'indique ce -din, variante du -dun = fort, forteresse.
Les siècles nous présentent plusieurs formes anciennes pour ce toponyme. Nous voyons un Naizin en 1253, Neyzin en 1287, Neizin en 1296, 1346, 1387, 1426, 1453, 1553, 1554. L'année 1516 nous fait connaître un Nizin puis, les années 1553 et 1554 nous montreront un Neizin. - Néant-sur-Yvel - Neant
Le Neant breton est devenu un Néant-sur-Yvel en français. Il n'a, bien sûr, aucun rapport avec le néant et il nous faudra rechercher du côté du vieux-breton Nant - rivière, vallée ou coule une rivière qui dérivera en Néant. Un toponyme devant déterminer un lieu par ses caractéristiques, cette hypothèse dérivant du vieux-breton est - il nous semble, plus appropriée que de faire dériver ce toponyme du contemporain mot breton Neñv = ciel, paradis - notion très relative...
C'est en 1330 que ce toponyme est attesté pour la première fois sous sa forme bretonne: Neant. Nous le retrouvons en Neant que sera aussi spécifié en 1420 et 1426.
Yvel est un hydronyme venu se greffer en 1947 sur le toponyme originel beaucoup plus tard. - Neulliac - Neulieg
Neulliac, en breton Neuilieg, est attesté en 1082 pour la première fois connue dans les écrits. Nous le retrouvons sous la forme latine Nuiliac, Plebs dans le Cartulaire de Redon, puis sous la forme Neveliag dans les archives de l'Abbaye de Bon-Repos en 1245. Le Duché de Rohan-Chabot nous délivre un Neuiliac aliàs Neuillac en 1406 puis, toujours dans cette source, un Nevilliac aliàs Nevyilac en 1453.
Les autres formes anciennes trouvées sont Niguyllyac en 1368, Neuyliac et Neueliac en 1373, Neuiliac en 1406, Nevilliac, aliàs Nevyliac en 1453, Neuilliac en 1516, Neulyac en 1536, Nueuyllac en 1574.
Ce toponyme, qui peut être rapproché du toponyme Nivillac dériverait du breton insulaire Novios devenu nevez en breton contemporain. Neuilieg - Neuillac pourrait, en son temps, avoir été une villa nouvelle avec ce villa à prendre dans son sens latin et cette nouvelle villa rurale et agricole à différencier d'une villa plus ancienne. - Nivillac - Nivilieg
Nivillac, en breton Nivilieg et Nivilha gallo, est attesté en 1063 pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon ; nous y voyons un Nuilac, Plebs, puis sous la forme Niviliac en 1395, ceci dans les archives de la sénéchaussée de la Roche-Bernard. L'année 1287 nous présente un Nivillac puis un Nivilliac en 1429 suivi d'un Nevillac en 1636.
Comme Neuillac, Nivillac dériverait du breton insulaire Novios = nouveau devenu nevez en breton contemporain. Nivilieg - Nivillac pourrait, en son temps, avoir été une ville nouvelle par rapport à un habitat plus ancien situé dans la région. - Nostang - Laostank
Nostang, en breton Lostenk, provient du breton Lost - le bout, l'extrémité, la queue et Stang - l'étang ; la situation de Nostang, au fond de son Aber an Intel - la ria d'Étel, expliquant ce toponyme.
Lostenk - Nostang est attesté en 1160 pour la première fois connue dans les écrits dans un court passage évoquant le lieu de charité de Nostang. Nous le retrouvons dans les Preuves de Dom Morice avec un Laustanc, eleemosina. L'abbaye de la Joie nous découvre un Laustenc en 1308 puis un Laustainc, aliàs Lausteinc en 1310 suivi d'un La vieille ville de Laustenc.
D'autres formes anciennes sont visibles dont Laustenc en 1160, 1280, 1305, 1308, 1423, 1427, 1442, 1448, 1460. Nous voyons aussi un Laustainc en 1311 puis un Laustancq en 1437. - Noyal-Muzillac - Noal-Muzilheg
Noyal-Muzillac, en breton Noal-Muzilheg et en gallo Noyal, se retrouve attesté dès le XII° siècle dans le cartulaire de Redon sous la forme Noial, aliàs Nuial, Plebs et confirme ainsi l’ancienneté de la commune, alors paroisse. En 1287, nous retrouvons Nuail prope Misuilhac dans les archives du Chapitre de Vannes.
Nous retrouvons un Noyal Musuillac en 1387 et 1453 puis un Noyal Mezuillac en 1669.
Tout comme les toponymes Noyalo, Nivillac, Neuillac, ce toponyme, antérieur à l'arrivée des bretons, rappelle un défrichement, une terre nouvellement défrichée sur la forêt. - Noyal-Pontivy - Noal-Pondi
Noyal-Pontivy, en breton Noal-Pondi, se retrouve attesté en 1082 dans le cartulaire de Redon sous la forme latine Nuial, Plebs et confirme ainsi l’ancienneté de la commune, alors paroisse. Nous voyons aussi Noal signalé en 1204 dans les archives de l'Abbaye de Bon-Repos que nous découvrirons sous la forme Noyal dans les Preuves de Dom Morice. Le Duché de Rohan-Chabot nous présente la forme Noeal en 1251 puis, même source, un Noual en 1274. Dom Morice, toujours nous fait connaître un Noial, manerium - le disparu château de la Motte, alors que la sénéchaussée de Plœrmel nous donne un Noyeal puis un Noyal-Pontivy retrouvé dans les archives de Rohan-Chabot en 1461.
Tout comme Noyalo, Nivillac, Neuillac, ce toponyme d'origine gauloise rappelle un défrichement, une terre nouvellement défrichée sur la forêt. - Noyalo - Noaloù
Noyalo, en breton Noualoù, rappelle d'anciens défrichements, terres nouvelles, nouvellement défrichées. Ce toponyme dériverait, à l’unanimité des linguistes, du mot celte Nouioulialon, d’où provient le radical Noyal.
La première forme ancienn connue de ce toponyme se retrouve en 1261 et apparaît avec un Noyalou. Les Cordeliers de Vannes nous laissent connaître un Manoir du Pont-Noyallo en 1464 puis un Noealo dans les archives du château de Kerfily en 1497. Citons aussi quelques formes anciennes connues avec un Noillo en 1554, puis Noyello en 1636 quivi d'un contemporain Noyalo en 1843. - Palais - Porzh-Lae
Le a été rajouté abusivement à la ville de Palais, en breton Porzh-Lae ; ce toponyme existe aussi à Groix sous la forme de Porzh Lae - Port Lay pour les francophones.
Porzh, en breton, signifie le port, le hâvre ou la cour d'école - Porzh ar skol ; Lae rappellerait un lieu élevé. Porzh-Lae - Palais serait donc le port situé sur ou près d'un lieu élevé.
Une ancienne graphie nous signale un Palloe en 1381. Nous retrouvons un Pallay en 1579 puis un Pallays en 1631 ; toutes deux dans les archives de la ville. Si 1693 nous offre un toponyme Hâvre du Palais puis un Saint Palais en 1719. C'est en 1839 que nous pouvons remarquer l'apport de cet inutile LE. - Péaule - Pleaol
Péaule, en breton Pleaol et en gallo Piao, est signalé, pour la première fois connue dans les écrits, en l'an 876 dans le cartulaire de Redon. Nous l'y retrouvons dans ce passage latin Plebe que dicitur Gablah, puis en l'an 1008 avec un Plebe Gavele. Ce n'est qu'en 1351 que ce toponyme apparaît dans les archives du Chapitre de Vannes avec une forme proche de celle utilisée actuellement avec un Ploiaule, puis, dans les enquêtes concernant la canonisation de Saint Vincent Ferrier, en 1387 et 1453 avec un Ploeaule. Nous pouvons lire un Plaule en 1453, un Pleaule en 1516 et 1552 suivi d'un Pleaulle en 1553 pour terminer par un Peône en 1709.
Les sens proposés à ce toponyme semblent converger vers un Peuple de la cour, ou population de la cour - sous entendu du Vieux Doyenné. Une autre explication, naissant de la première mention de ce toponyme breton désignerait une population située sur une bifurcation, avec un radical Gabl = fourche. Cette première mention du toponyme parle d'un certain Pascuuethen qui pour le salut de l'âme de sa femme, Rancaranton, fait don de terres à l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon et spécifie que le fermier cultivant ces terres s'appelle Uuoretan. Il est aidé de ses frères: Tanetcar et Hirdcar. - Peillac - Paolieg
Peillac, Paolieg en breton et Peilla en langue gallèse, est connu en 849 sous la forme Poliac, plebs que nous lisons dans le Cartulaire de Redon. Dans ce même document, nous retrouverons ce toponyme sous la forme Puliac en 850 puis Poilac en 867. Une inscription dans la Chapelle du Bourg-d'en-Bas de Saint-Avé nous livre aussi un Peilac en 1494. Signalons aussi les formes Pellac en 1371 et Peillac en 1387.
Nous pourrions retrouver le suffixe celtique -eg, -ag - avec un G dur - présent dans de nombreux toponymes et rappelant une notion d'ensemble mais, ici, cette piste est une impsse. Il semble plus correct de rapprocher ce toponyme de l'anthroponyme latin Paulus lié à un domaine rural spécifié par le suffixe -ac ; ici nous serions donc dans le domaine de Paulus. - Pénestin - Pennestin
Pénestin, Pennestin en breton et Pénétâin en gallo, est attesté avec un Penestin identique aux formes actuelles et retrouvé en 1197. Plusieurs formes anciennes nous sont connues et nous pouvons signaler Penestin en 1239, 1246, 1412, 1445, 1470, 1557, 1565, 1630 ainsi que Pennestin en 1452, 1477 et 1612. La citation toponymique de 1557 - Penestinn nous apprend que le Prieuré dépendait de l'Archevêché de Tours.
Ce toponyme est aisé à comprendre et dérive du breton Pen - pointe et Staen - étain.
L'étain, composant du bronze, vit une Route de l'Étain reliant les gisements de l'ancienne Armorique et de la Grande-Bretagne aux pays consommateurs en étant dépourvus se mettre en place dès l'Antiquité. La présence de sables stanifères remarquables formant un banc allant de la pointe de Pénestin aux récif des Demoiselles est significatif et explique le sens de ce toponyme. - Persquen - Persken
Persken, en français Persquen, est attesté en 1377 dans les archives du Chapitre de Vannes sous la forme Perzken puis, en 1387 dans source identique, sous la forme Perzquen. Nous pourrons aussi signaler la présence d'un Perzequen en 1481 et Persquen en 1516.
Expliquer Persquen par Perchen - la perche nous semble bien amusante et réellement fantaisiste. Un toponyme devant permettre d'identifier un lieu sans erreur pour une région donnée ; l'explication est donc à envisager ailleurs. Nous pourrions peut-être lier ce toponyme au mot gallois perth signifiant haie et que l'on retrouve en breton contemporain avec ce proche Garzh = haie de talus ; haie aux caractéritiques marquées ayant pu donner nom au territoire.
Nous n'avons vu d'explication cohérente quant au suffixe -sken. - Plaudren - Plaodren
Ce Plaodren, que les francisants connaissent sous le nom de Plaudren, est attesté au XI° siècle avec un Ploaudren que nous retrouverons en 1323 avec un Plœaudren. Si l'année 1330 nous laisse voir un Ploaudren, nous découvrons cet actuel Plaudren en 1387, 1427, 1453 et 1809. D'autres formes anciennes sont visibles avec un Plœaudren en 1391 et 1453, nous verrons aussi un Plaudron en 1516, Plaudrem en 1636, Plaudran en 1654, Plaudrain en 1673.
Le Plœaudren de 1391 - confirmé par les autres attestations, nous permet de donner sens à ce toponyme et voit Plaodren - Plaudren dériver de Plou = paroisse soit une paroisse ou territoire d'Audren.
Ce Plou = paroisse, correspondant aux premières divisions administratives bretonnes, datent du IV° siècle. Le sens de ce mot à évolué vers Plou = paroisse. Audren est un anthroponyme toujours utilisé en Bretagne et se retrouve usité comme nom de famille. - Plescop - Pleskob
Pleskob, en français Plescop, est attesté en l'an 1365 dans les archives du Chapitre de Vannes sous la forme Plœscob ; nous retrouvons cette forme Ploescob en 1387 et 1536 dans document identique. En 1427, les archives du Duché de Rohan-Chabot nous dévoilent un Plœescob. Si l'année 1445 nous laisse voir un Plescop, nous retrouverons la forme Ploeskop en 1448, 1464, 1477, 1481 et 1536. Signalons les anciennes formes de ce toponnyme avec un Ploescou en 1513 ; ce Ploesgob en 1516 ; Ploescop en 1536 ; Ploascal en 1630 puis Ploesko en 1636.
Ce toponyme ne pose aucun problème de compréhension et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et provenant du mot latin Pleb = peuple. La deuxième partie de ce toponyme désigne un Évêque avec le mot breton Eskob, probablement lié aux évêques de Vannes. - Pleucadeuc - Plegadeg
Le cartulaire de Redon signale un Plebs condita Catoc en 826 dans le Cartulaire de Redon, et que, dans ce même document, nous retrouverons en 833 avec un Plebs Catoc, en 848 avec un Pluiucatoch et coram Pluiucatochensibus puis un Ploicaduc au XI° et XII° siècle. Les années nous font aussi connaître un Plocadoc en 1330, Plœgadeuc en 1377 puis Ploegadec en 1380. La forme ancienne de ce toponyme, datée de 1387, est Ploigodec et se lit dans les archives du Chapitre de Vannes. Les années suivantes nous offrent un Plœgadeuc en 1427, Placadeux en 1464, Plœcadeuc en 1477, 1481 et 1514. Nous avons aussi Plouecadeuc en 1516, Plucadeuc en 1536, Pleucade en 1554, Pleucalleuc, Plucadec en 1630.
Ce toponyme rappelle que cette commune était la paroisse de Cadoc mais rien n'interdit qu'elle fut d'abord le territoire d'un machtiern local appellé Cadoc qui aurait été christianisé pour les besoins de la cause.
Le toponyme breton de Pleucadeuc est Plegadeg et, en gallo, Pieucadeu. - Pleugriffet - Ploueg-Grifed
En breton, nous disons Ploueg-Grifed, en français il est dit Pleugriffet et Pieu en langue gallèse.
La première mention connue de ce toponyme date des années 1040-1066 avec un Pluhuduc. Les archives du Duché de Rohan-Chabot nous font connaître un Manoir de Griffet en la paroisse de Plœuc, aliàs Plooc et Plooc Griffet en 1298 que nous pourrons aussi lire dans les archives de l'Abbaye de la Joie avec un Pleouc Griffet en 1308 et 1356. Si l'année 1387 nous dévoile un Plorec et un Ploiec, l'an 1392 nous présente un Ploegriffet. Signalons aussi le Ployeuc Griffet de 1453, le Ploegaffec, le Plogrifect de 1630.
Ce toponyme Pleugriffet ne pose aucun problème de compréhension et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et dérivant du mot latin Pleb - peuple, plèbe. La deuxième partie du toponyme - Griffet, est liée au manoir éponyme et occultera l'anthroponyme breton originel Huduc. - Ploerdut - Pleurdud
Ploerdut, en breton Pleurdud, provient du breton Plou signifiant paroisse, territoire, avec le sens de circonscription paroissiale ; il ne faut pas confondre Plou avec Gwik qui concerne le bourg paroissial en lui-même. Le -dud de ce toponyme est celui d'Ildut qui est prénom breton maintenant bien connu et reconnu. Pleurdud - Ploerdut - est donc la paroisse, le territoire de Ildut.
Ce toponyme nous est attesté en 1285 dans les archives de l'Abbaye de Bon-Repos avec un Ploerdut que nous pouvons retrouver dans les archives du Chapitre de Vannes qui nous le présente en 1387 avec un Ploiredut. L'année 1407 nous fait voir un Pluerdut que nous retrouvons en 1453 lors de l'enquête en canonisation de Saint Vincent Ferrier avec un Ploeretut. Les années suivantes nous présentent un Ploerduc en 1516, un Plerdut en 1553, un Pleureduz en 1630 puis un Ploerdut en 1779. - Ploéren - Ploveren
Ploeren, en breton Ploveren, est attesté en l'an 1387 sous la forme Plœrren dans les archives du Chapitre de Vannes. En 1402, les archives du Duché de Rohan-Chabot nous offrent un Plœueren que nous retrouvons en 1453 avec un premier Ploeren contemporain. Plusieurs formes anciennes de ce toponyme sont lisibles dans les archives et documents parvenus jusqu'à nous. Signalons le Ploteren de 1516, le Plomeren de 1554, le Ploerin de 1779 que nous reverrons en Pleren en 1815 et Ploeren en 1851.
Ce toponyme ne pose problème et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et provenant du mot latin Pleb, peuple. La seconde partie du toponyme est un anthroponyme, peut-être religieux ou, aussi possible, un machtiern, chef breton, ayant donné nom à ce territoire. - Ploërmel - Ploermael
Le cartulaire de Redon signale l'existence d'un Plebs Arthmael en l'an 835, puis, en 859, d'un Plebe Arthmael. En 1082, ce cartulaire nous dévoile un Ploiarmel puis un Arsmel de Ploasmela en 1090. Si nous énumérons les multiples formes anciennes retrouvées dans diverses archives, nous avons un Ploasmel en 1118, un Ploermel en 1124, 1254, 1270, 1285, 1286, 1288, 1296, 1306, 1344, 1381, 1394, 1420 et autres dates. Nous trouvons aussi un Plormel en 1129, Ploismel en 1130, Plouearthmael en 1160, Ployarzmail en 1272 , ceci pour ne citer que quelques unes de ces anciennes formes toponymiques.
Ce toponyme dérive du mot Plou désignant une paroisse ou territoire primitive créée lors de l'installation bretonne en Armorique et dérive du latin Pleb = peuple, plèbe. Armel est un prénom breton, anciennement Arthmael, que l'on pourrait traduire par Ours Noble.
En breton, la ville s'appelle Ploermael. En gallo, elle s'appelle Piermè et est devenue Ploermel en français. - Plouay - Ploue
Le Ploue breton est devenu Plouay en français.
Ce toponyme est attesté dans le cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix en Quimperlé dès l'an 1281 ; nous le trouvons sous les formes Ploezoe et Ploezay. En 1328, cette même Abbaye nous dévoile un Ploezay que nous retrouverons dans les archives du Chapitre de Vannes en 1387 avec un Plouzay. Il existe d'autres formes anciennes pour ce toponyme dont, en 1308 un Plozoe et un Ploroe. 1311 nous présente un Plozay puis, en 1327, un Ploezoe suivi d'un Plouzae en 1332. Signalons aussi la forme Plouzay de 1387 ; elle précède le premier Plouay signalé en 1516 alors que 1654 nous rend un Ploe.
Ce toponyme dérive de Plou - un territoire, une entité administrative, une paroisse. L'autre part laisse doutes et se partage entre un Sant Doue - Saint Doué qui, gallois, aurait abordé entre Belon et Laïta pour évangéliser la contrée, ou un Sant Zay - Saint Zay, évangélisateur venu de Cornouailles. - Plougoumélen - Plougouvelen
Plougoumelen, en breton Plougouvelen, se décompose en Plou = le pays, le terroir, la paroisse ; voilà la certitude.
Pour la suite, deux hypothèses s'affrontent. L'une penche pour Kozh vilin = vieux moulin, provenant de Milin, ar Vilin - le moulin, nom féminin, et de Kozh = vieux ; cette réponse nous semblant aisée. L'autre hypothèse rapprocherait ce toponyme de Saint Convarc'h dont les célèbres hauts faits sont incontestables et connus de tous et toutes. Sans doute Saint Convarc'h ou Saint Cumelen est-il un machtiern breton ayant laissé souvenir en ces lieux. Nous pourrons rapprocher ce toponyme de Plougonvelin et Kergonvelen en Plourin-Ploudalmézeau. Nous pourrons aussi signaler le Sain-Cynfelyn gallois que l'on retrouve à Llangynfeyn au Pays-de-Galles. - Plouharnel - Plouharnel
Plouharnel, idem en breton, est signalé, pour les premières fois connues en 1262 et 1330 avec un Ploarnael. L'année 1387 nous le présente dans les archives du chapitre de Vannes sous la forme Ploiarnel. Les siècles suivant nous laisseront voir un Ploearnel en 1426, un Ploearmel et Bourg de Ploermel en 1427, un Ploeznael en 1442, un Ploernel en 1464, un Ploermel en 1477, un Ploemel en 1481. L'année 1516 nous découvre un premier Plouharnel puis un Ploehernel en 1536.
Ce toponyme dérive de Plou-, ancienne entitée administrative bretonne devenue paroisse au cours des temps, et d'un anthroponyme Arnel ou Houarnel
Qui était ce personnage ? Probablement un pentiern christianisé pour les besoins de la cause... - Plouhinec - 56 - Pleheneg
Plouhinec, en breton Pleheneg, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix en Quimperlé ; le toponyme se retrouve signalé sous sa forme latine Plebs Ithinuc, nous sommes au VI° siècle.
Le cartulaire de Redon signale aussi Plouhinec en 1073 sous l'appellation Ploihinoc, forme plus proche que celle que nous connaissons actuellement.
Selon Ernest Nègre, Ithinoc caractériserait un lieu où l'ajonc pousse aisément. - Plouray - Plourae
Plouray, en breton Plourae, présente deux explications possibles selon Job Jaffé, journaliste au Nouvelliste du Morbihan puis à la Liberté du Morbihan.
Soit Plou Gorré devenant Plourae au cours des ans. Ce toponyme signifierait alors Paroisse d'en haut - Plou = paroisse ; ce toponyme s'expliquerait par la position haute du bourg situé sur une colline.
Plouray peut aussi provenir de Gwrai - Gwynnedd, Pays de Galles - ou de Gwrhai qui fonda un monastère plus au sud de cet ancien royaume cambrien.
Nous connaissons plusieurs formes anciennes pour ce toponyme qui nous est signalé en 1291 dans le Cartulaire redonnais de l'Abbaye Saint-Sauveur avec un Ploerac et Meillonec que nous découvrons aussi la même année avec un Ploerae. L'année 1296 nous propose un Ploure - idem en 1516, suivi d'un Ploeroy en 1386, alors que l'année 1387 nous offrira notre premier Plourayi contemporain, confirmé en 1516. - Pluherlin - Pluhernin
Pluherlin, en breton Pluhernin, est attesté en l'an 833 dans le Cartulaire Saint-Sauveur de Redon ; nous étions en 833 et ce toponyme est sous la forme latine Plebs Huiernim, forme qu'il gardera proche jusqu'à l'an 1330, date à laquelle il apparaît sous la forme Ploernin. Les archives du Chapitre de Vannes voient un Ploeherlin en 1387 qui, dans même source, deviendra Ploerlin en 1422 puis Plouherlin en 1427. Signalons le Ploerlin en 1464, le Plouerlin en 1481 et 1516.
Pluhernin - Pluherlin, protégée de Saint-Hernin, dérive de Plou- désignant une entitée administrative bretonne devenue paroisse avec la christianisation. Vous ne confondrez pas Plou qui désigne le territoire dans son entier et Gwi qui désigne le bourg lui-même. - Plumelec - Pluveleg
Plumelec, en breton Pluveleg, est attesté dans le Cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon en l'an 1121 et 1330 sous la forme Plomeloc puis, en 1377, Plomeluc. Les années 1426, 1427, 1442, 1464, 1554, 1558 nous laissent voir un Ploemellec et nous lisons un Ploemelec en 1453 et 1513. Si les témoignagnes des années 1545, 1477, 1481 nous laissent lire un Plomellec, l'année 1516 nous présente un Plouemelles puis un Ploëmelec en 1731. C'est en 1536 que nous pouvons observer le premier contemporain Plumelec.
Plou- Plu- nous indique l'existence d'un territoire originel devenu paroisse et suivi d'un anthroponyme que certains voudraient rapprocher de Mellit, premier évêque de Londres.
Une hypothèse rappochant ce toponyme de région riche en miel, indiqué par Meleg et provenant du breton Mel - miel, Meleg - riche en miel est possible. Autrefois, le miel, source sucrée, était grande richesse et les ruches fortement protégées ; en certaines régions, les lois punissaient de mort toute destruction volontaire de ruches. - Pluméliau - Pluniav
Pluméliau, Pluniav en breton, se décompose en Plou - la terre, la paroisse, le terroir et Meliav, saint ou, plus probablement, chef breton dont c'était le territoire. Vous ne confondrez pas Plou et Gwi- qui désigne le bourg même.
L'année 1066 nous laissera découvrir la première forme attestée et connue de ce toponyme avec un Plomeleau et un Plemeliau. Nous retrouvons ce toponyme en 1286 avec un Plumeliat dans les archives du duché de Rohan-Chabot qui sera confirmé en 1583 par un Plumelliau dans les archives du Chapitre de l'Abbaye de la Joie. Signalons un Plemeleau en 1287, un Plemeliau et Plemeliant en 1296, un Plemelio en 1304, un Ploemeliau en 1387, un Plouemiliau en 1516, un Ploemellyau en 1554 et un Plomelio en 1630. - Pluméliau-Bieuzy - Pluniav-Bizhui
Plumeliau-Bieuzy, commune nouvelle née en janvier 2019, voit son toponyme créé par juxtaposition de ceux des anciennes communes ; soit Plumeliau et Bieuzy.
Vous retrouverez la description de ces toponymes et toponymes communaus sur les pages consacrées à ces anciennes communes. - Plumelin - Pluvelin
Plumelin, en breton Pluverin, est attesté en 1280 avec un Plemelin que nous retrouverons en 1288 sous forme identique et en 1387 avec un Ploemelin. L'année 1422; via les archives du Chapitre de Vannes, nous laisse lire un Ploemelen que nous reverront en 1516, 1554, 1572 avec un Ploemelin confirmé en 1731 par un Plumeslin.
Ce toponyme en plou signifiant paroisse, terre est placé sous la protection de Saint Melaine, ou Melanius, fut évêque de Rennes vers l'an 505. - Plumergat - Pluvergad
Plumergat, en breton Pluvergad, semble devoir son toponyme de Morgat provenant de Ergat, probablement chef breton ayant fondé le village et, à l'époque, cela étant bien pratique, fut christianisé en Saint Ergat ; Morgat est aussi un village de la commune de Crozon-Morgat en Finistère.
Si Plumergat nous est connu, pour la première fois lue, en l'an 1045 avec un Plomarcat que nous retrouvons en 1205 avec un Ploimargat retrouvé dans le Cartulaire de l'Abbaye de Lanvaux. Nous pouvons aussi signaler le Plomargat de 1259, 1265 et 1481 qui sont complétés du Ploemergat de 1387, 1427, 1453, 1464 et 1554. Nous devons aussi remarquer le Ploemgat de 1427 qui devance le premier Plumergat que nous découvrons en l'an 1448. - Pluneret - Plunered
Pluneret, en breton Plunered, nous est connu dans les écrits depuis l'année 1259 avec un Ploneret lu dans les archives du Chapitre de Vannes. En 1387, 1427, 1448, 1453, 1464, 1477, 1536 nous retrouverons ce toponyme avec un Ploeneret puis un Ploenerec en 1422 suivi d'un Ploeneres en 1427. L'année 1481 nous dévoilera un Ploueneret puis nous pourrons lire un Ploineret en 1516.
Plou an Ered est formé de Plou = terre, terroir, territoire, paroisse et Ered, probablement le nom du chef breton fondateur du village. - Pluvigner - Pleuwigner
Pluvigner, en breton Pleuwigner, est attesté en 1259 sous la forme Pleigvinner et Pleguinner dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux ; toponyme que nous retrouverons cité en 1327 dans les Preuves de Dom Morice avec un Pleuvingner. De multiples formes anciennes nous sont parvenues comme ce Ploevigner de 1387 et ce Plouigner de 1405. Signalons aussi le Pleuvigner de 1427 se rapprochant déjà du toponyme contemporain. Les années 1453, 1464, 1477, 1481, 1553 nous dévoileront un Plevigner et il est intéressant de remarquer le Ploensiguer de 1554 ; ceci pour ne citer que quelques formes anciennes parmi les nombreuses existentes.
Si Plou nous ramène aux fondations d'unités territoriales remontant aux premières installations bretonnes en ces lieux, l'histoire de Guigner est peu connue. Il semblerait qu'il fut un des pentierns de Cornouaille insulaire et fut massacré par les Saxons.
Séjourna-t-il à Pluvigner ?
La question reste en suspens... - Plœmel - Pleñver
Ploemel, en breton Pleñver, dérive du plou = paroisse, territoire, et Emel, nom du chef breton occupant ce territoire à l'époque ; cette définition dérivant de la forme toponymique connue en 1287 avec un Pluemel lisible dans le Cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon.
Les années et siècles suivant nous offrirons un Plemel en 1385, puis des Ploemel en 1385, 1426, 1427, 1445, 1448, 1464 et 1536. En 1477 et 1481, vous aurez un Plomel puis Plouemel en 1516 suivi d'un Plouemel et Ploeymer en 1572 pour terminer avec un Plenuir en 1630. - Plœmeur - Plañwour
Le Plañwour breton, francisé en Ploemeur, provient du Plo, Plou = paroisse, territoire et Meur = grand, large, important.
Les Preuves de Dom Morice nous font connaître un Plueumur, plebs au XII° siècle puis, dans les archives du Chapitre de vannes, nous trouverons un Plœmer, ecclesia pud Kemenetheboy en 1287. Toujours Dom Morice nous apporte un Pleumour en 1370.
Parmi les formes anciennes, découvrons aussi Ploemor en 1323, Plemur en 1327, Pleumour en 1370, Ploemur en 1380, Plemer en 1382, Ploemur en 1387, Ploesmeur et Ploesmene en 1428, un premier Ploemeur en 1453, Plouemur en 1516, puis Plemur en 1630 et 1636.
Ploemeur, la grande paroisse se verra démembrée de Larmor, Lorient et Keryado au cours des siècles. - Pont-Scorff - Pont-Skorv
Le Pont-Skorv breton, naturellement devenu Pont-Scorff en français, est attesté dès l'année 1235 dans le Cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé sous les formes Pontem Scorf, Ponscorf, toponymes anciens que nous découvrons aussi attesté en 1280 dans les Preuves de Dom Morice sous la forme Pons-Scorvi puis, dans archives identiques, la forme toponymique PonsScorf au XIII° siècle. Soulignons la forme Pontescort en 1630 puis Pons-Score en 1636.
La compréhension de ce toponyme est aisément compréhensible et rappelle que ce lieu vit la construction du dernier pont avant l'estuaire - ou premier pont en venant de l'estuaire, construit sur ce fleuve côtier que l'on appelle malgré tout rivière en Bretagne. - Pontivy - Pondivi
Pontivy, en breton Pondi, est attesté en 1160 dans les Preuves de Dom Morice avec un Pontivi, hospitale rappelant l'existence d'un hôpital monastique en ce lieu. Nous reverrons ce toponyme dans mêmes Preuves en 1184 avec un Moulins de Pontivy qui réapparaîtra en 1191 et 1194 avec un simple Pontivi ; cette forme sera aussi visible en 1332, 1387, 1427, 1453 et 1516 alors que l'orthographe Pontivy sera visible en 1420, 1448, 1464, 1477, 1481, 1815 et 1870, année voyant aussi la commune renommée Napoléonville. Soulignons le Passagium de Pontiveio puis le Ponctevy et Pontevey en 1554.
La légende veut que le bon Saint Yvi eut construit un pont traversant le Blavet en ces lieux. Il semble bien plus probable que le premier pont enjambant la rivière ait été construit près d'un monastère consacré à Saint Ivy ; le bon saint étant mort depuis bien longtemps et avait sans doute plus important à faire que de construire de nouvelles voies de communication pour voir se multiplier un encombrant voisinage. - Porcaro - Porzh-Karozh
Porcaro, en breton Porzh-Karozh, est attesté en 1142 et 1598 avec un Porcaro identique à celui que l'on retrouve actuellement. Nous ne retrouvons malheureusement que très peu de formes anciennes pour ce toponyme.
Ce toponyme est formé du mot breton Porzh - cour fermée et de Karozh - Caro, commune proche. - Port-Louis - Porzh-Loeiz
L'ancien Port de Blavet et sa citadelle furent rebaptisés Port-Louis le 17 juillet 1618 sur décision Royale attestée par lettres patentes. Port-Louis, Porzh Loeiz en breton, rappelle le nom des Rois de France et marque ainsi leur suzeraineté sur ce port qui fut longtemps forteresse espagnole.
En 1398 et 1423, l'Abbaye cistercienne Notre Dame de la Joie, en Hennebont nous signale un Locpezrian, aussi noté Loc-Peran la même année, et que nous retrouverons cité en 1446 sous la forme Loperan dans les archives des Récollets de Port-Louis mais aussi en 1636 avec un Loperran. Nous pouvons aussi signaler ce Ville et fort, alias port de Louys en 1618. La fixation de ce toponyme se verra définitivement sous la forme Port Louis après 1618 mais nous verrons nénamoins un dernier Loperran en 1636. - Priziac - Prizieg
Priziac, en breton Prizieg, est attesté pour la première fois connue en 818 dans les Preuves de Dom Morice sous la forme latine Brisiaci sylva ; cette forme ancienne du toponyme rappelant la présence d'une forêt, sans doute d'importance remarquable. Ces mêmes Preuves nous découvrent un Prisiac, eleemosina en 1160 nous indiquant qu'aumônes et aides aux pauvres y sont de rigueur, et que nous retrouverons en 1161 avec un Prisciah puis un Prisiac en 1191. Alors que l'année 1330 nous laisse lire un Parrochia plebis Prisiac puis Presiac en 1376. Les archives du Rohan-Guéméné nous font connaître un Prissiac en 1430.
Les toponymistes, dont Ernest Nègre, feraient dériver ce toponyme d'un anthroponyme romain Brisaeus, ce qui alors indiquerait un toponyme d'origine gallo-romain. - Quelneuc - Kelenneg
Quelneuc, en breton Kelenneg, provient du breton Kelenn, ar gelenn, substantif féminin breton signifiant le houx avec un suffixe -eg désignant le lieu ; Quelneuc pourrait donc se traduire en français par La Houssaye.
Plusieurs formes anciennes sont visibles au cours des ans. Nous pouvons voir un Quellenneuc en 1427, un Frairie de Quelleneuc et un hostel du Quelleneuc en 1447, un Quelenec en 1513, un Queleneuc en 1536, puis un contemporain et stable Quelneuc dès 1815. - Questembert - Kistreberzh
Questembert, en breton Kristreberzh, est attesté pour la première fois connue dans les Preuves de Dom Morice qui signale ce toponyme en 1160 sous la forme latine Kaistemberth, eleemosina ; cette même année, ce toponyme se retrouve aussi sous les formes Questebert et Questembert. L'année 1255 nous livrera un Kestembert puis 1261 un proche Kestemberts. C'est l'année 1266 qui nous dévoilera le premier Questembert puis, les archives du Chapitre de Vannes, nous dévoileront un Questelberz lors que les archives de l'Abbaye de Lanvaux nous feront lire un Questelbertz en 1453. Signalons aussi le Quenstelbertz en 1482 puis un Quitinber en 1630 suivi d'un Guistemberg en 1636.
Selon Hervé Abalain, ce toponyme dériverait d'un anthroponyme germanique ou - et cela est de loin le plus plausible, pourrait dériver de Kistin = châtaignes. Peut-être est-il possible de rapprocher ce -berth de garzh = haie ; ceci sous réserves. - Quéven - Kewenn
C'est en 1387, dans les archives du Chapitre de Vannes, que l'on trouve attestée l'existence de Kewenn, francisé en Quéven. Nous le découvrons avec un Quetguen que nous retrouverons sous forme et source identique en 1387. L'année 1388 nous laissera lire un Quecuen toujours présent dans les archives du Chapitre. Nous le revoyons dans les documents conservés de la seigneurie de Coatdor en 1466 avec un Quezvuen puis en 1516 avec ce charmant Quetiguen. L'année 1630 nous apportera un Quenen puis, en 1731 et au XVII° d'un Quesven proche de notre toponyme actuel.
Le sens de ce toponyme est alors aisé et signifie Bois Sacré de Koad, ar c'hoad - le bois, forêt et Gwen - blanc mais, ici, au sens de sacré. Sans doute un ancien bois ou forêt sanctifiée et préchrétienne aura donné son nom à la commune en devenir. - Quiberon - Kiberen
Quiberon, en breton Kiberen, est attesté en l'an 1037 dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme Keberoen. Nous le retrouvons sous une forme proche dans le Cartulaire de Sainte-Croix en Quimperlé sous la forme Keperoen.
L'étymologie de ce toponyme reste pleine d'interrogations et semble d'origine pré-bretonne. - Quily - Killi
Quily, en breton Killi, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon, nous sommes en l'an 1066 et la forme ancienne de ce toponyme apparaît sous la forme Quilir, locus ; forme que l'on retrouve en 1082 en parallèle avec un premier Quili. Nous attendrons l'année 1427 pour pouvoir lire un Quilly qui, en 1464, deviendra ce Quily que nous connaissons actuellement. 1516 nous offrira un Quili puis Quilly en 1536.
Quily, selon Hervé Abalain, dériverait du latin callis - bosquet. Au V° et VI° siècle, alors vieux-breton, nous connaissons le mot Kelli = petit bois; bosquet et, dans des formes proches, se retrouve avec sens identique en cornique et gallois. - Quistinic - Kistinid
Quistinic, en breton Kistinid, est attesté pour la première fois connue en 1160 et sité dans les Preuves de Dom Morice sous une forme identique au breton vec un Kistinid-Blaguelt, eleemosina et Kistinit rappelant que cette châtaigneraie est située sur les bords du Blavet et que l'aumône y est pratiquée. Ce toponyme provient de Kistin - châtaignes avec le suffixe -id et signale un lieu ici planté de châtaigniers.
Outre cette première citation, nous retrouvons un Questinic en 1332 puis un Questinic en 1387 dans les archives du Chapitre de Vannes. Signalons le Quistine de 1516 ; il signifie simplement châtaignes.
Introduits en Bretagne il y a plusieurs siècles, les Châtaigniers de Bretagne souffrent d'un champignon parasite et mortel pour l'espèce ; l'endothia parasitica semble résister à tous les traitements ; cette maladie, invasive, est arrivée d'Amérique du Nord. - Radenac - Radeneg
Radenac, en breton Radeneg, est attesté pour la première fois connue en 1067 avec un Redenac que nous retrouverons en 1280 dans les Preuves de Dom Morice avec un Redennac que nous retrouvons dans les archives de l'Abbaye de Lanvaux avec un Radennac cité en 1282. Les ans dévoileront multiples formes anciennes pour ce toponyme Radenac. Citons ces Radenac de 1387, 1427, 1464, 1477, 1481, 1513 et 1536. Ce toponyme subit peu de varaaintes et si, en 1371, nous pouvons lire un Randenac, nous le redécouvrons avec un Radennac dès 1387.
Le toponyme breton donne la signification de ce nom de lieu qui dérive du mot breton Raden = fougères. Le suffixe -eg caractérisant un lieu ou la fougère abonde. Radenac serait donc une Fougeraie. - Réguiny - Regini
Réguiny, en breton Regini, est attesté pour la première fois connue sur les Tables de Peutinger où il se retrouve sous l'appellation Reginea. Nous le retrouvons en 1280 sous la forme Regueni dans les Preuves de Dom Morice alors ue Pontivy nous livrera un Regueny en 1432. Les formes anciennes de ce toponyme rstent très stables au cours des ans. Nous pouvons néamoins souligner le Ruguyny de 1554.
Le sens de ce toponyme laisse questions ; peut-être un terme latin que nous pourrions rapprocher du Regina qui signifie princesse ou grande dame et que l'on retrouve dans le nom de la villa gallo-romaine du quartier Régine à Puy-Sainte-Réparade mais cette voie nous semble peu crédible. Nous pouvons ussi remarquer que le mot Reg est toujours usité en breton avec le sens de sillons, raies - au singulier regenn. Peut-être une caractéristique notable rappelant ou étant des sillons si notables qu'ils en donnèrent toponyme Réguiny. - Réminiac - Runenieg
Réminiac, en breton Runenieg, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon en 856 et signalé comme dépendant de Caro dans cette citation latine Ruminiac, locus in Caroth. Nous ne retrouvons que deux citations concernant ce toponyme. Outre celle existante dans le Cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon, nous pouvons citer cette de 1654 qui nous offre un Ruminiac.
Comme beaucoup de toponymes en -iac, celui-ci semble dériver d'un anthroponyme gallo-romain, peut-être Reminius. - Rémungol - 56 - Remengol
Rémungol, en breton Remengol, est attesté pour la première fois connue sur les archives de l'Abbaye Notre-Dame de Lanvaux sous sa forme actuelle en 1264, ainsi que Reguincol ou Remugol, aliàs Remungol. En 1273, les archives du Duché de Rohan-Chabot nous offrent un Remulgot et les Preuves de Dom Morice nous signalent un Remungol, parrochia, forme Remungol que nous reverrons en 1296, 1306, 1448, 1453, 1464, 1477, 1481, 1513 et 1536. Nous pouvons aussi intégrer le Remengol de 1373; le Remulgol de 1461 et le Remingol de 1481.
Le sens de ce toponyme s'est perdu dans les brumes du passé et les hypothèses exprimées réellement non probantes. - Riantec - Rianteg
C'est sous la forme Rianthec que la paroisse de Riantec est signalée en 1387 dans les archives du Chapître de Vannes. Joseph Loth signale un Riant en vieux-breton, qui aurait signification de parents. Si cette hypothèse prévalait, il faudrait envisager la présence d'une famille ayant hégémonie sur ce territoire. Nous retrouvons ancienne forme toponymique Rientec en 1391 dans les archives de l'Abbaye de la Joie d'Hennebont, puis dans mêmes archives, un Rantec en 1415 quivi d'un Rentec en 1423. Signalons la forme contemporaine Riantec de 1323, 1334, 1387, 1550 avec ce Bourg parrochial de Riantec = Bourg paroissial de Riantec. Alors que 1630 nous laisse lire un Rientet, 1636 nous présentera un Rientek puis 1696 un chenal de Rientec.
Selon Méven Modiern, il pourrait s'agir d'un Rian signifiant mer, courant marin ; les courants de la Petite mer de Gâvres; elle aussi Mor bihan en breton - favoriserait cette hypothèse. - Rieux - 56 - Reoz
Rieux, en breton Reoz, est attesté sur les Tables de Peutinger où ce toponyme apparaît au III° siècle sous la forme Durécie. Nous le retrouvons en 862 et 1021 dans le cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon sous la forme Reus, castellum qui signale ainsi la présence du château dont vous pourrez admirer les ruines en visitant cette commune de Rieux. Les Preuves de Dom Morice nous signalent un Reux en 1281 ; nous le revoyons dans les archives du château de Castellan avec un Riex daté de 1421. Les autres formes anciennes se voient orthographiés Rius en 1075, Rex en 1112, 1363 et 1406. En 1281, 1453, 1516, nous pourrons découvrir un Rieux très actuel lors que 1281, 1282 et 1284 nous proposent un Reux.
Rieux dérive du vieux français Ru - ruisseau et fait allusion aux marais de Redon très étendus par le passé et aux canaux permettant d'arriver jusqu'au château de Rieux. - Rochefort-en-Terre - Roc'h-an-Argoed
Rochefort-en-Terre, en breton Roc'h-an-Argoed, est attesté en l'an 1260 dans les archives du Prieuré de la Magdeleine de Malestroit sous la forme latine Rupes Fortis. Dans ces mêmes archives, nous découvrirons un Rocha Fortis au XIII° siècle. Les années 1427 et 1446 qualifient la commune de ville avec un La ville de Rochefort.
Si le toponyme français est une traduction littérale du toponyme latin, la traduction du toponyme breton serait Rocher de l'Argoat - Rocher du pays des terres. La compréhension de ce toponyme ne voit donc aucune difficulté. - Rohan - Roc'han
Rohan, en breton Roc'han, est attesté en 1128 dans les archives du Prieuré de Saint Martin en Josselin qui parle du château de Rohan - Castrum Rohan. Les archives du Duché de Rohan-Chabot nous feront lire un Rocan en 1264. Nous pourrons aussi découvrir attestation de ce toponyme avec un Rochan en 1266 dans les Preuves de Dom Morice. Nous voyons multiples attestations de ce toponyme au cours des siècles. En 1127, 1128, 1330, 1453, 1505, 1516 et 1636, un premier Rohan nous est attesté sous sa forme actuelle - l'actuel C'H breton est bien plus doux en région vannetaise et plus proche d'un H. Alors que l'année 1264 nous laisse voir un Rocan, 1265, 1266, 1322, 1327, 1333, 1408, 1505 et 1636 nous livreront un Rochan. Remarquons le Roan de 1298.
Roc'han - Rohan dérive du breton Roc'h - Rocher, et rappelle l'existence de l'élévation rocheuse où fut édifiée le château du même nom. - Roudouallec - Roudoualleg
Roudouallec est la forme françisée du breton Roudoualleg.
Ce toponyme est attesté pour la première fois connue en 1163 selon les Preuves de Dom Morice et sous la forme bretonne An Rodoed Gallec, eleemosina rappelant l'existence en ces lieux d'un lieu de charité et de soins ; les archives de la Seigneurie de Kerguz signalent aussi Roudouez-Gallec en 1521 que nous revoyons en 1630 avec un Rodouales.
Si le mot Rodoed, dont nous connaissons variante Rodoez et Roudour signifie Gué et ne fait doute aucun, traduire ce toponyme par Gué du Franc - avec Gallec = franc, français est aisé et léger. Un toponyme devant permettre d'identifier un lieu avec fiabilité, cette explication ne permet pas de situer ce gué avec précision. Il est plus cohérent de s'orienter vers un Gallec étant un Kalet = dur, difficile ; cela nous rappelant un gué difficile à emprunter et permet au voyageur de l'époque de situer ce gué avec bonne précision. - Ruffiac - Rufieg
Ruffiac, en breton Rufieg, est attesté en 833 dans le cartulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon sous la forme Rufiac, Plebs Condita. Dans ce meme cartulaire, l'année 846 nous dévoilera un Rufiacum et Rufiacus puis, les Preuves de Dom Morice nous délivre les deux premiers et contemporains Ruffiac en 1340 puis 1453.
Ruffiac, comme son suffixe le signale, est un toponyme provenant du latin et devait être un domaine gallo-romain appartenant sans doute à un certain Ruffus. - Saint-Abraham - Sant-Abran
Saint Abraham, en breton Saint Abran, est attesté 1433 dans les archives du Château de Kerfily sous sa forme bretonne actuelle.
Ce toponyme pourrait être la christianisation d'un anthroponyme plus ancien ou, cela restant possible, lié à une communauté fondatrice de religion hébraïque ayant habité en ces lieux ; il est démontré qu'il existait, en Bretagne, des populations juives fort anceinnes dont certains noms de familles bretons actuels en sont témoignage. - Saint-Aignan - 56 - Sant Inan
Saint Aignan, en breton Sant Inan, est attesté en 1184 sous la forme Ecclesia Santi Inanni dans les archives du duché de Rohan-Chabot.
Le Sant Inan celte a été francisé en Saint Aignan bien que ces deux saints soient deux personnes bien différentes. Saint Inan résidait à Irvine en Écossse au IX° siècle après JC et, d'après la légende, serait venu d'Ionie, actuellement en Turquie.
Les saints de l'époque étaient de aussi de grands voyageurs !!! - Saint-Allouestre - Sant-Aleustr
Saint Allouestre, en breton Sant Aleustr, est attesté en 1280 sous la forme Saint Argoestle et signalé par Dom morice. Nous le retrouvons sous la forme latine Sanctus Arnulphus dans les archives du Chapître de Vannes en 1387.
Qui était Allouestre ?
Ses hauts faits et grandeurs ayant été oubliées depuis, nul ne le sait réellement... - Saint-Armel - 56 - Sant-Armael
Saint-Armel, en breton Sant-Armael, est attestée pour la première fois en 1304 sous la forme Sant Hermel. Nous retrouvons ce toponyme en 1367 sous la forme Prosat dans les archives de l'Abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys ; en 1475 sous la forme Provosat.
Prosat, ou Provozat était le toponyme originel du lieu et une frairie dépendant de Sarzeau. Le nom du Saint Patron de l'église reconstruite en 1857 devient aussi le nom de la commune naissant en 1858. Le Saint Armel considéré en ce lieu étant Saint Armel des Boschaux, moine gallois mort au Boscheaux en Ille-et-Vilaine. - Saint-Avé - Saint-Teve
Le saint n'est pas celui que l'on croit et Saint-Avé est aux abonnés absents dans l'annuaire du Vatican. Le toponyme breton - noté Senteve en 1338 dans les archives du chapitre de Vannes, est beaucoup plus intéressant avec Sant Teve - prononcé tévé.
Qui était Teve ?
Il a été rapproché du saint gallois Tyfai donné comme fils de Budic II°, Roi de Bretagne né vers 460 et mari de la sœur du Roi Arthur. - Saint-Barthélemy - 56 - Bartelame
Saint-Barthélémy, en breton Bartelame, est une commune récente qui ne fut portée sur les fonts républicains qu'en 1867.
Saint-Barthélémy est une christianisation du breton Bartelame qui est un toponyme sans rapport avec un saint quelconque et dont la signification ne nous est connue à ce jour. - Saint-Brieuc-de-Mauron - Sant-Brieg-Maoron
Saint-Brieuc-de-Mauron, en breton Sant-Brieg-Maoron, doit son toponyme à un prieuré dédié à Sant Brieg - Saint Brieuc. La commune est un démembrement de la paroisse primitive de Mauron.
Il semblerait que le toponyme Mauron dérive d'un anthroponyme ; certains voudraient le feraient dériver du nom d'un saint homme, peut-être un homme d'origine africaine ou à peau sombre en pensant au toponyme Camors lié à la présence de soldats maures, ou à la peau noire en ces lieux. - Saint-Caradec-Trégomel - Sant-Karadeg-Tregonvael
Saint-Caradec-Trégomel, en breton Sant-Karadeg-Tregonvael, est attestée en 1273 pour Saint-Caradec sous sa forme latine Sanctus Caradocus et en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme Tregoumet pour Trégomel.
Karadeg, né au V° siècle en Grande-Bretagne, migre vers la Bretagne et est saint patron de Carantec. Tregonvael - Trégomel dérive de Trev, et de l'anthroponyme Konvael, de Kon - chien mâle et de Mael - prince, chef. - Saint-Congard - Sant-Kongar
Saint-Congard, en breton Sant-Kongar, est attestée en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme francisée Sanctus Congarus puis, en 1422, avec un Saint Congard très actuel.
Nous n'avons encore trouvé d'informations sur la vie méritante de cet homme vénérable mais son nom se retrouve dans plusieurs toponymes bretons, gallois, cornouaillais ou anglais. - Saint-Dolay - Sant-Aelwez
En 916, Saint-Dolay est attesté dans le cartulaire de Redon sous la forme latine Santus Aelwodus. Ce toponyme dérive donc d’un anthroponyme.
Qui était Aelwod, nul ne le sait ; peut-être un pentiern local qui aura marqué les esprits et l'Histoire du lieu. - Saint-Gérand - Sant-Jelan
Saint-Gérand, en breton Sant-Jelan, est attesté en 1406 dans les archives du duché de Rohan-Chabot sous la forme francisée Saint Gélan.
Nous n'avons encore trouvé d'informations sur la vie méritante de ce saint homme mais pouvons vous certifier que ses faits et gestes furent remarquables et remarqués. - Saint-Gérand-Croixanvec - Sant-Jelan-Kroeshañveg
Attesté en 1406, Saint-Gérand, en breton Sant-Jelan est un saint breton, plus probablement un pentiern ayant marqué l'histoire locale.
Kroeshanveg, Croixanvec en français, est signalé dès 1113 sous le nom de Groshaneg ; sans doute une pâture remarquable soit par une croix ou un croisement caractéristique.
Ces toponymes sont développés sous la rubrique de leur ancienne commune. - Saint-Gildas-de-Rhuys - Lokentaz
Le Lokentaz breton est devenu Saint-Gildas-de-Rhuys en français et s'est aussi vu appeler Abeilart pendant et après la Révolution de 1789.
Cette commune se doit à Saint-Gildas qui, vers 530, fonda un monastère placé sous les règles de Saint Benoît. Ruiné par les normands, le monastère fut relevé de ses cendres par Saint Félix sous les bons auspices de Geffroy I°, duc de Bretagne.
Nous trouvons ce lieu cité dans les archives de l'abbaye sous la forme Saint Guydas en 1356. - Saint-Gonnery - Sant-Goneri
Saint-Gonnery, en breton Sant-Goneri, est attestée en 1264 dans les archives du duché de Rohan-Chabot sous sa forme latine Santus Gounneri.
Nous n'avons encore trouvé d'informations sur la vie méritante et hors norme de ce saint breton que nous apprécions tous et toutes. - Saint-Gorgon - 56 - Sant-Kogo
Saint-Gorgon, en breton Sant-Kogo et en gallo sous la forme Saent-Cogo, tire son toponyme du Sant Kogo, breton qui semble avoir occupé la place d'un certain Koko, moine breton arrivé vers le V° siècle. Saint Gorgon, refusant de renier sa religion chrétienne et Christ, est martyr avec Sainte Dorothée bien que favoris de l'Empereur Dioclétien et officiers de sa garde. Eusèbe de Césarée, leur contemporain, rapporte leur martyr, un classique en ces temps reculés.
Ce toponyme est attesté au XI° siècle avec un Senkoko que nous retrouvons en 1189, 1289 puis 1433 avec un Saint Cogo. - Saint-Gravé - Sant-Gravez
Saint-Gravé, en breton Sant-Grave tire son nom du saint éponyme.
Ce toponyme est cité pour la première fois attestée en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous sa forme latine Santa Gravida. Nous retrouvons ce même toponyme sous la forme Santus Gravidus en 1516 dans ces même archives.
Nous ne connaissons pas encore les hauts faits de ce saint homme dont la vie exemplaire et remarquable est passée à l'oubli. - Saint-Guyomard - Sant-Gwionvarc'h
Saint-Guyomard, en breton Sant-Gwionvarc'h, tire son nom du saint éponyme. Ce toponyme est cité pour la première fois attestée dans les archives du château de Kerfily en 1542.
La vie de Saint Guyomard, s'il a existé, nous est totalement inconnue ; nous ne doutons par contre point qu'elle fut chargée de hauts et extraordinaires faits en tous genres. - Saint-Jacut-les-Pins - Sant-Yagu-ar-Bined
Saint-Jacut-les-Pins, en breton Sant-Yagu-ar-Bined, tire son nom du saint éponyme et voit ce toponyme attesté en l'an 1387 avec un Saint Jacut et Sanctus Jacutus ; saint dont les hauts-faits sont trop magnifiques pour être rapportés.
Les Pins a été rajouté au toponyme originel pour le différencier de Saint-Jacut-de-la-Mer et de Saint-Jacut-du-Méné tout en favorisant le développement du tourisme. - Saint-Jean-Brévelay - Sant-Yann-Brevele
Le bourg et paroisse de Saint-Jean-Brévelay, en breton Sant-Yann-Breleve, est attesté en 1392 dans les archives de l'abbaye de la Joie d'Hennebont ; la paroisse est signalée sous la forme Saint-Jean. Nous retrouvons le bourg cité dans les archives du chapître de Vannes en 1461 sous la forme de Saint Jehan.
La commune et paroisse sont placées sous la protection de Jean de Beverley - John of Beverley connu aussi sous le nom de John d'York et est fêté le 7 mai. - Saint-Jean-la-Poterie - Sant-Yann-ar-Wern
Saint-Jean-la-Poterie, en breton Sant-Yann-ar-Wern, fut crée de toutes pièces en 1850 par la réunion administrative de Saint-Jean-des-Marais et de La Poterie, autre village au nom évocateur.
Avant de devenir commune indépendante, St Jean la Poterie dépendait d'Allaire. - Saint-Laurent-sur-Oust - Sant-Laorañs-Graenneg
Saint-Laurent-sur-Oust, en breton Sant-Laorañs-Graenneg, fut placée sous la protection de Saint Laurent et, en français, perdit ce Graenneg, toponyme originel qui apparaît en 1330 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme Grennoc ; forme que l'on retrouve en 1422 dans ces mêmes archives sous la forme Grennnec. La construction de l'église paroissiale en 1433 la verra dédiée à Saint Laurent qui devient ainsi protecteur de la paroisse et s'insère ainsi dans ce toponyme.
Graenneg dérive de Krann, mot très présent en toponymie bretonne. Nous retrouvons toujours en breton contemporain le mot Digrannañ signifiant défricher une parcelle pleine de fougères. Graenneg rappellerait dont un territoire défiché où la fougère abondait probablement. - Saint-Léry - Sant-Leri
La commune de Saint-Léry, en breton Sant-Leri, est placée sous la protection du saint breton éponyme. La vie de Sant Leri - Saint Léry est décrite dans un manuscrit relativement tardif relatant l'assassinat crapuleux de Vinegrial, prêtre desservant un sanctuaire dédié à Saint Léry.
Léry, Livry ou Laurus aurait été disciple de saint Méen et semble être le fils d'une noble famille de Grande-Bretagne; il serait né à Aleth, dans la grande-île. - Saint-Malo-de-Beignon - Sant-Maloù-Benion
La commune de Saint-Malo-de-Beignon, en breton Sant-Maloù-Benion est attesté en 1062 dans le cartulaire de Redon sous la forme Sanctus-Masloo de Bidainono et est signalé la présence d'une église. Ce toponyme se retrouve en 1409 sous la forme latine Sanctus-Maclovius de Bedano.
Placé sous la protection de Saint Malo, Saint-Malo-de-Beignon était le lieu de résidence d'été des évêques de Saint-Malo et dépendait de cet évêché jusqu'à la révolution de 1789. - Saint-Malo-des-Trois-Fontaines - Sant-Maloù-an-teir-Feunteun
La commune de Saint-Malo-des-trois-Fontaines, en breton Sant-Maloù-an-Teir-Feunteun est une commune récente et fut portée sur les fonts Baptismaux de l'Administration en 1858. Placée sous la protection de Saint-Malo, la commune a rappelé la présence de ses trois fontaines dans son toponyme. - Saint-Marcel - 56 - Sant-Marc'hell
La commune de Saint-Marcel, en breton Sant-Marc'hell, est placée sous la protection du saint éponyme. La première attestation écrite connue dans les écrits date de l'an 1130; nous le retrouvons sous la forme latine Sancto Marcello. - Saint-Martin-sur-Oust - Sant-Varzhin-an-Oud
La commune de Saint-Martin-sur-Oust, en breton Sant-Varzhin-an-Oud, est placée sous la protection du saint éponyme. Saint-Martin-sur-Oust est une ancienne trêve et démembrement de la paroisse primitive de Glénac. Saint-Martin-sur-Oust devient commune en 1790 et paroisse en 1802.
La commune est placée sous la protection de Saint Martin de Tours. Né en Hongrie, ce saint est un des plus grands de la Chrétienté et a marqué l'imagination populaire par son manteau qu'il partagea avec un miséreux. - Saint-Nicolas-du-Tertre - Sant-Nikolas-ar-Roz
La commune de Saint-Nicolas-du-Tertre, en breton Sant-Nikolaz-ar-Roz, est placée sous la protection du saint éponyme. Saint Nicolas-du-Tertre est une ancienne trêve et démembrement de la paroisse primitive de Ruffiac. Apparaissant pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon au IX° siècle, Saint-Nicolas-du-Tertre devient commune en 1790 et paroisse en 1802.
La commune est placée sous la protection de Saint Nicolas dont les hauts faits sont toujours très appréciés des petits et des grands de 7 à bien au-delà de 77 ans... - Saint-Nolff - Sant-Nolf
La commune de Saint-Nolff, en breton Sant-Nolf est placée sous la protection du saint éponyme. Saint Nolff est attesté en 1374 dans les archives du Chapître de Vannes sous la forme latine Santus Majolus. Nous retrouvons Saint-Nolff en 1421 sous la forme Saint Molff.
Saint Majolus est aussi connu sous le nom de Saint Mayeul de Cluny ou Saint Mayeul de Forcalquier. - Saint-Perreux - Sant-Pereg
Ancien passage sur l'Oust; simple gué qui deviendra pont, Saint-Perreux était aussi connu sous le toponyme de Recsac en l'an 1182 puis se voit sous la forme Sant Perreuc en l'an 1398, dans les archives du château de Kastellan.
La paroisse, puis commune s'est placée sous la protection de Saint Petroc, en breton Sant Pereg, qui, né en Cornouailles insulaire, est l'auteur de faits grandioses et miraculeux dont nous n'avons pas trouvé trace mais que tout le monde connaît.
Plus sérieusement, il est probable que Pereg était un chef breton respecté qui aurait été christianisé ultérieurement. - Saint-Philibert - 56 - Sant-Filiberzh
Saint Philibert, en breton Lokfiliberzh, doit son nom à Philibert de Tournus et de Noirmoutier.
La première citation connue de Saint-Philibert date de 1695 avec un Lophilibert que nous retrouvons aussi sous la forme Loc Philibert ce même siècle puis un Locphilipert au XVIII° siècle, en 1815 : il deviendra Saint-Philibert en 1830.
Philibert est un prénom germanique signifiant très brillant, très célèbre. Honoré dans toute la Bretagne, Philibert est né en 617 ou 618 à Éauze dans le Gers. Tour à tour évêque d'Aires-sur-Adour en 620, il devient abbé de l'abbaye de Rebois en région de Meaux ; puis en 650, abbé de l'abbaye de Jumièges près de Rouen en 654. Il meurt en 685 à Noirmoutier, île où il avait fondé un monastère. - Saint-Pierre-Quiberon - Sant-Pêr-Kiberen
Saint-Pierre-Quiberon, en breton Sant-Ber-Kiberen, est placé sous la protection de Saint Pierre, premier pape.
Démembrée de Quiberon en 1856, la paroisse de Saint-Pierre devient commune en 1856 sous le nom de Saint-Pierre !
C'est en 1962, et pour favoriser le développement touristique, qu'est rajouté Quiberon au nom de la commune.
C'est en 1762 que nous trouvons trace de Saint-Pierre et que nous retrouverons toujours sous cette forme ; Saint-Pierre était petit hameau de pêcheurs fort peu riches, cela expliquant la faible présence de ce toponyme dans les annales. - Saint-Servant - Sant-Servant
Saint-Servant, en breton Sant-Servant, est attesté pour la première fois connue dans les écrit en 1387 et se retrouve dans les archives du chapître de Vannes sous la forme latine Sanctus Serviacus.
Nous n'avons pas encore retrouvé d'informations sur ce personnage. - Saint-Thuriau - Sant-Turiav
Nous n'avons pas trouvé trace écrite du toponyme Saint-Thuriau, en breton Sant-Turiav, avant le XIX° siècle.
Thuriau était évêque de Dol-de-Bretagne au VII° siècle. Ses hauts faits et actes héroïques nous sont totalement inconnus. - Saint-Tugdual - Sant-Tudal
Saint Tudal s'est francisé en Saint-Tugdual. Ce toponyme est attesté dès 1286 dans les archives de l'abbaye de Bon-Repos.
'Tudal - Tugdual', évêque de Tréguier, est un des sept saints fondateurs de Bretagne et, comme il se doit, est vénéré par les participants du Tro-Breizh. Venu de Cambrie - notre pays de Galles, il aurait évangélisé l'Armorique avec ses 723 compagnons. - Saint-Vincent-sur-Oust - Sant-Visant-an-Oud
Saint-Vincent-sur-Oust, en breton Sant-Visant-an-Oud, est attesté pour la première fois connue dans les écrits en 1330 sous la forme latine Sanctus Vicientus.
La paroisse et commune sont placées sous la protection de Saint Vincent d'Embrun, qui est aussi le saint patron des vignerons et fêté comme il se doit le 22 janvier. - Sainte-Anne-d'Auray - Santez-Anna-Wened
Sainte-Anne-d'Auray, en breton Santez Anna Wened, fut longtemps connue sous le toponyme Keranna et était lié à une chapelle maintenant disparue et consacré au culte de la mère de Marie. Le culte d'Anne, grand-mère de Jésus, s'est développé en ces lieux suite à l'apparition de celle-ci à Yvon Nicolazic, laboureur local.
Il est très probable que ce lieu soit une christianisation d'un lieu dédié à Anna, mère des dieux celtes et mère des humains. - Sainte-Brigitte - Berc'hed
La commune de Saint Brigitte, en breton Berc'hed, doit son toponyme à Sainte Brigitte d'Irlande.
Sainte Brigitte d'Irlande est la version christianisée de Brigit - Brigantia, déesse-mère d'une grande beauté, symbolisant la fécondité de la terre. Elle est associée à l'arrivée du printemps et chasse l'hiver symbolisé par Kaillac'h, la sorcière de l'hiver. Brigit était invoquée pour la venue des enfants et aidait les femmes à allaiter. Avec l'arrivée du christianisme, Elle est devenue la sainte patronne des crémiers ! - Sainte-Hélène - Santez-Elen
La commune de Sainte-Hélène, en breton Santez-Elen était une trève de Locoal-Mendon et doit son nom à Sainte Hélène.
Née vers le milieu du III° siècle, elle est première femme de Constance I° - dit Constance Chlore, le Pâle, empereur romain. Ses hagiographes en font une fille d'étable d'une grande noblesse de comportement qui préféra la vie simple aux grandeurs de la royauté.
Au-delà de la propagande, Hélène fut mère de Constantin I° qui sera le premier empereur romain chrétien. - Sarzeau - Sarhzav
Le Sarzhav - prononcé Sarzao, n'a subi, comme de nombreux toponymes francisés, qu'une simple écriture version langue française. Ce toponyme Sarzeau est attesté en 1260 dans les archives des Trinitaires de la presqu'île de Rhuys et nous l'y retrouvons sous forme identique à cette forme française. L'année 1341 nous présente un Sarzau qui sera régulier dans les siècles.
Ce toponyme reste énigmatique et nous ne pouvons que remarquer la présence proche de toponymes avec un Arz - Ours comme Arzano ou des toponymes de communes proches comme Arz et Arzon. - Sauzon - Saozon
Sauzon, en breton Saozon, provient du breton Saoz, toujours utilisé, désignant un anglais, un saxon.
Sans doute une petite communauté saxonne ayant migré avec les bretons ou ultérieurement et s'étant établie à Belle-Île. - Séglien - Seglian
En breton, on dit Seglian, l'administration française en a fait Séglien et ce toponyme est attesté dans les parchemins du chapître de Vannes en 1387 dans une forme identique à la forme bretonne contemporaine.
Le sens de ce toponyme est inconnu et certains auteurs en font un toponyme antérieur à l'arrivée des bretons en Armorique. Il serait peut-être profitable de rapprocher ce toponyme des Sig, Seg, Sed que l'on retrouve notamment dans certaines régions du Sud-Est. - Séné - Sine
Séné, en breton Sine, est attesté pour la première fois connue dans les écrit en 1387 et se retrouve dans les archives du chapitre de Vannes sous une forme identique. Nous n'avons pas encore retrouvé d'informations sur ce toponyme. - Sérent - Serent
Sérent, idem en breton et sans l'accent, est attesté dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme latine Serent, Plebs. Ce toponyme nous reste totalement abscons. - Silfiac - Silieg
Silieg, que les francisants connaissent sous le nom de Silfiac, est cité dans le cartulaire de Redon dès 871 sous la forme latine Selefiac Ecclesia
Selev pourrait être un Pentiern, chef de tribu bretonne, ou un Saint ou le possesseur d'un domaine gallo-romain caractérisé par le suffixe -ac. - Sulniac - Sulieg
Le Sulnieg breton est devenu Sulniac en français. Attesté dès 1160, Sulniac est alors écrit Suluniac, écriture sous laquelle il apparaît encore Sulunyac en 1387 dans le chapitre de Vannes.
Il semble que Sulniac dérive de Sul, dont le sens est obscur ou d'un anthroponyme Solemnius ; aucune de ces deux pistes ne faisant l'unanimité. - Surzur - Surzhur
Surzur, en breton Surzhur, est attesté en 1220 sous une forme identique.
Ce toponyme reste énigmatique et semble dériver d'un anthroponyme latin Sartorius. - Taupont - Talbont
En breton, c'est Talbont ; en français, c'est Taupont.
En 1399, le bourg apparaissait sous l'écriture Tauppont et en 1476, sous la forme Taulpont. La voie romaine Vannes - Corseul et Rieux - Tréguier devant franchir la vallée de l'Yvel, on construit un pont qui, point important, doit être protégé par une troupe. Cette occupation donnera son nom au village: Campus Ponti. Bretonnisé, il se transformera au cours des ans en cet actuel Talbont - Taupont. La traduction bretonne de ce toponyme est le bout du pont. - Théhillac - Tehelieg
Théhillac, en breton Tehelieg, est un toponyme d'origine incertaine.
Pour certains, il proviendrait du nom d'un monastère, Tincillac - toujours non localisé et dont le prieur aurait été Saint Aubin, patron de Gwenrann - Guérande ; certains y cherchent une relation avec le tilleul, faisant dériver de toponyme de Tilla, le tilleul en latin.
Une certitude se dégage de toutes les études: le peuplement breton de Théhillac ne fait aucun doute.
Sur cette certitude, il serait possible de lier Tehelieg à une toponymie bretonne rappelant le saule - haleg en breton. - Theix - Teiz
Le Teiz breton est devenu ce Theix avec un X venu d'on ne sait où...
Si ce toponyme est attesté dès 1387 dans le chapître de Vannes sous la forme Theis que l'on retrouve dans ce même chapître avec un Theys en 1437, la signification ou sens possible de Theix reste totalement hermétique à ce jour. - Theix-Noyalo - Teiz-Noaloù
Theix-Noyalo, commune nouvelle née en janvier 2016, voit son toponyme créé par juxtaposition de ceux des anciennes communes ; soit Theix et Noyalo.
Vous retrouverez la description de ces toponymes sur les pages de ces anciennes communes. - Tréal - Treal
Treal, que l'on retrouve francisé en Tréal, est attesté dès 858 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon où il apparaît sous sa forme latine Treal Plebs - la paroisse de Tréal.
Comme toutes les communes dont le toponyme commence par Tré, il s'agit d'une ancienne et petite division territoriale celtique qui sera transformée en paroisse par la religion chrétienne qui s'imposait en ces temps lointains.
La deuxième partie du toponyme est probablement un anthroponyme inconnu à cette heure. - Trédion - Tredion
Trédion, idem en français, est attesté dès le XII° siècle sous la forme Tréduihon et semble se fixer dès le XIII° siècle sous sa prononciation actuelle.
Ce toponyme est formé de Tre, subdivision territoriale celte de base, qui évoluera vers nos paroisses. Le second terme est probablement un anthroponyme, sans doute Gwion.
Trédion serait sans doute le Territoire de Gwion. - Tréffléan - Trevlean
Tréffléan, en breton Trevlean, dérive du moyen-breton Treff. Antérieure aux notions de paroisses, qui viendront simplement se superposer aux divisions territoriales du monde celte, la Treff, ou Trev, est une entité territoriale de base. De petite taille, sa superficie est inférieure à ce qui deviendra nos paroisses et communes. Ce type de division se retrouve dans tout le monde celtique avec les Baìle d'Irlande ou les Tref galloises, Trev corniques et treen mannoises.
Le chapitre de Vannes nous laisse connaître un Trevleian en 1330, un Trevleyan en 1387 puis un Treveleen en 1397. Dès l'année 1453, nous trouvons un premier Treffléan suivi d'un Treffleac en 1516, puis d'un Trevelean en 1630 imméditement suivi d'un Trevelan en 1636. L'année 1830 verra fixation de la graphie avec ce Treffléan contemporain.
Faire dériver ce toponyme d'un Léon surprend et nous pencherions plutôt pour ce Lean vannetais signifiant religieux, cénobite, ermite, nonne ; donc une trève voyant anachorète, nonne ou religieux y exercer. - Tréhorenteuc - Trec'horanteg
Tréhorenteuc - en breton Trec'horanteg et gallo Téurhenteu, est attesté en 1330 sous la forme Trehorentuc ; forme que nous retrouvons en 1420 avec un Treharentet, puis en 1444 avec un Tregaranteuc.
Le Tré- nous rappellerait l'existence en ces lieux d'un prieuré originel, subdivision paroissiale de l'époque mais, le sens de ce préfixe Tré-, ayant large sens, induit aussi une idée de Tre - travers, à travers, traversée, passage.
Les toponymes sont souvent terre-à-terre, pratiques et doivent indiquer un lieu avec fiabilité. Une observation des reliefs nous montre - hypothèse toponymique - possible traversée du massif via le Val-sans-Retour, évitant les reliefs et écourtant les trajets qui, à l'époque, se faisaient à la force du jarret avec charge sur le dos ! - Val d'Oust - Traoñ-an-Oud
C'est l'Oust, affluent de la Vilaine, qui a donné son nom à la nouvelle commune.
Le Cartulaire de Redon nous donne forme ancienne de cet hydronyme en l'an 834 avec un Ulto, fluvius et Grégoire de Tours, dans son Histoire des Francs, nous donne un Huldam Fluvium dès le VI° siècle.Nous retrouvons un Ultum en 859, Hult au XII° siècle, Out au XII°, Aoust en 1433... - Vannes - Gwened
Vannes, que nous connaissons en breton sous la forme Gwened, dérive du nom des Vénètes, peuple celte habitant la région et défait par les légions romaines.
Au V° siècle, l'ancien toponyme de Darioritum a laissé la place au toponyme actuel prononcé Djouened en breton vannetais.
Vers l'an 400, nous trouvons un Benedetis, puis un Venetis au VII° siècle qui, passant par un Veneda en 818 puis, par autres changements, arrivera à ce Vannes que nous connaissons actuellement ; le toponyme en langue française dérive donc du latin alors que le toponyme breton dérive du peuple des Vénètes - vous pouvez d'ailleurs faire le lein avec la Vénétie qui nom de cette même origine celtique.
⌘ Nos toponymes
Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.
L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.
Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.
Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.


