Piriac-sur-Mer: Début XX°: le quai, la jetée et le port
⌘ Étymologies et toponymes
En breton, c'est Kommanna qui fut francisé en Commana.
Nous retrouvons plusieurs formes ancienens de ce toponyme et ceci dès le XI° siècle avec un Cummanna dans le Cartualire de l'Abbaye de Landévennec puis un Comanna en l'an 1160 dans une charte templière. L'année 1330, dans les pouillés de Tours, nous dévoilera un Comanha que nous reverrons en 1460 avec un Comana. Il sera de nouveau confirmé en 1467 dans les pouillés de Tours avec un Commanha alors que l'an 1595 nous dévoilera un très proche Commanna.
Une hypothèse amusante et populaire ferait dériver ce toponyme de Komm, ar C'homm = auge, l'auge, et d'Anna, la mère de Marie dit la légende ; prétextant qu'une auge aurait été retrouvée sur l'emplacement de l'Église, avec une statue de Sainte Anne parfaitement conservée à l'intérieur. Si cette légende est charmante, il est plus certain que cette Anna soit Ana, déesse-mère celtique majeure et étant symbole de la fertilité et de la prospérité.
Ce Komm, ar C'homm = auge, l'auge est aussi retrouvé avec un Cwm gallois et Comm cornique ayant sens identique. Le suffixe -anna nous mène, pour certains à sainte Anne, particulièrement vénérée en Bretagne. Les toponymes, surtout oronymes et hydronymes étant particulièrement stables et pérennes, nous pensons donc qu'il est plus cohérent de rapprocher ce suffixe de la déesse celte Dana, ou Ana, déesse et mère de nombreux dieux celtes. Elle est aussi la protectrice des marais et des eaux. Étant Christianisée en Sainte Anne, mère de Marie, cela explique le culte voué à cette sainte en Bretagne.