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Ygrande
Aillot Francisque

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🎲 ⤇ Saransk en 1941

Ygrande

■ Aillot Francisque

Aillot Francisque est né à Ygrande le 08-11-1894.

Il mesurait 1.73 mètre, avait les cheveux et sourcils châtains, les yeux bleus, le front moyen, le nez rectiligne, le menton non défini et le visage non indiqué. Francisque avait un niveau d'études non vérifié.

Il décèdera le 07-05-1917 à Beine-Nauroy ; il avait 23 ans.

Mort pour la France en 1914-1918, tué à l'ennemi, il était soldat de 1° classe au 13° Régiment d'Infanterie.

Lors de son incorporation militaire, il était cultivateur.

Ne l'oublions pas et gardons lui mémoire !



Ygrande

Ygrande
  • Français: Ygrande
  • Population: 775
    Gentilé: Ygrandais
  • Type: Commune
  • Superficie: 52,71 km²
    Densité: 14.7 hab/km²
  • Latitude: 46°33'9" N
    Longitude: 2°57'37" E
  • Latitude: 46.552493
    Longitude: 2.943478
  • pages: 18

⌘ Aillot Francisque

Aillot Francisque

◎ États de service

  • 06-09-1914 => Appelé sous les Drapeaux, incorporé au 13° RI, soldat de 2° classe, arrivé le 7 au corps
  • 06-04-1916 => Évacué du camp ce jour jusqu'au 20-05-1916
  • 16-01-1917 => Promu soldat de 1° Classe, est de la 1° Compagnie
  • 07-05-1917 => Tué à l'ennemi au Mont Cornillet par éclat d'obus

◎ Francisque: Les derniers jours...

  • Les Journaux de Marche du Régiment ayant disparu, nous utilisons donc l'Historique officiel du 13° Régiment d'Infanterie ; ici du 17 avril au 29 mai 1917.

    La IV° Armée, en liaison avec la V° Armée, a reçu comme mission d'encercler à grande distance le massif de Nogent-l'Abbesse et de la faire tomber en dégageant ainsi la ville de Reims. Pour cette opération le 13° a été affecté à la 34° Division - Général de Lobit, et il doit appuyer le 83° RI qui a pour objectif le Mont Cornillet, le terminus ouest du massif de Moronvilliers, qui domine de sa masse imposante tout le terrain environnant. D'après le plan d'engagement de la Division, le 13° ne doit commencer a coopérer à l'attaque que lorsque le 83° aura pris la crête du Mont Cornillet, mais les évènements vont obliger le régiment à prendre avant l'heure la place du 83° et à lutter pendant 5 jours pour la conquête du Mont Cornillet.

    L'attaque est fixée au Mardi 17 avril 1917.

    À 4h45 du matin, les bataillons s'ébranlent: le bataillon Corbabon - 2° Bat, tient la tête avec le bataillon de la Grange - 3° Bat ; le bataillon Lecocq - 1° Bat, suit en soutien.

    Le bataillon Corbabon avance très rapidement en terrain découvert, tandis que la bataillon de la Grange pris dès le débouché des lignes françaises sous le feu de mitrailleuses allemandes établies dans le bois de la Grille et sur le flanc ouest du Cornillet, ne peut que progresser lentement en filtrant à travers les tranchées et boyaux ennemis. Le chef de bataillon de la Grange a été blessé dès le début de l'action. Le temps est déplorable: des rafales de pluie et de neige ne cessent de tomber. Le bataillon Corbabon réussit à gagner les pentes sud du Cornillet et à s'emparer d'un blockhaus garnie de mitrailleuses soutenu à courte distance par le bataillon Lecocq, mais le batatillon de Varax doit suspendre son mouvement et faire face à gauche.

    Dans le courant d'après-midi, le 83° qui, après avoir couronné le mont Cornillet, a subi de nombreuses pertes, ne fait plus couverture sur le front du régiment et se replie, au contraire, en arrière de lui.

    Le 13° est maintenant en 1° ligne. La nuit s'écoule sans action d'infanterie et la journée du 18 sans incident notable. Ordre est donné à 17 heures au bataillon de réserve Lecocq d'attaquer le réduit du Cornillet et de s'en emparer. Sans appui d'artillerie, cette unité se met en marche à la tombée de la nuit, réussit à atteindre le saillant sud du réduit et y prendre pied. Mais l'ennemi tient solidement le sommet de la hauteur ; le bataillon Lecocq s'installe sur la position en organisant défensivement la partie sud du Réduit. Les journées des 19 et 20 avril vont être employées à la progression pied à pied dans le Réduit.

    Le 21 avril, le régiment est relevé par le 29°. Pendant ces cinq jours, il a perdu 17 officiers et 400 hommes ; par contre, une centaine de prisonniers sont restés entre ses mains.

    Le repos du 13° ne doit pas être de longue durée, car, le 5 mai, les régiment est mis à la disposition de la 19° Division pour étayer pour étayer les troupes d'occupation du mont Blond. Le bataillon Lecocq est poussé en soutien du 270°, pendant que les bataillons Corbadon - 2° - et de Varax - 3° - s'établissent en réserve de Division dans les anciennes tranchées allemandes. Puis, le 10 mai, le régiment passe en 1° ligne et occupe le mont Blond: il a pour mission d'organiser un secteur bouleversé par des bombardements incessants. Après avoir été pendant 5 jours sous une pluie d'obus, le 13° descend au repos à Trépail mais un nouvel effort lui est bientôt demandé. Pour la 3° fois, il retourne en ligne pour aller étayer une attaque des éléments de la 48° Division visant à l'occupation du Réduit du mont Cornillet. Dans les unités, la fatigue est extrême ; les hommes exténués par de longues veilles, les travaux et les corvées de toute nature, les bombardements de l'ennemi, sont incapables d'aucun effort ; il semble que la limite de résistance des forces humaines est atteinte.

    Le 29 mai enfin, le régiment relevé de sa faction fait route vers l'Argonne, à destination de Sainte-Ménéhould. Le général Vandenberg, commandant le 10° Corps d'Armée ne veut pas le laisser partir sans lui adresser un adieu ému et lui déclarer qu'il a grandement apprécié ses belles qualités de courage calme, d'endurance, d'abnégation et de camaderie de combat.
   ◎ Honorons sa mémoire et faisons-lui Honneur !